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Presse
 

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Les eaux souterraines sont encore trop chargées (avril 2010)
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Le porc industriel non admis (2/01/10)
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Des cochons dans la campagne (14/05/09)
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« Non » à un projet de porcherie (Nassogne) (11/10/08)
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« Non » à la porcherie de Fronville (2/10/08)
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Les cochons s'invitent au carnaval (4/03/08)
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Les cochons sont chez Courard ! (22/02/08)
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Porcherie : André Antoine réagit (02/01/08)
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Gérard Jadoul explique le chardon (juillet 07)
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Pour des élevages digestes (26/07/07)
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Le meilleur prix sanctionne l'incohérence d'IDELUX (30/06/07)
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Un Chardon dans le parc à cochons d'Idélux (28/06/07)
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Le projet de porcherie s'enlise (Le Soir 21/06/07)
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La corde pour pendre l'agriculture ? (23/05/07)
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"Oui" à un cochon de qualité (23/05/07)
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Lutgen n'est pas sur la même longueur d'onde que ldélux (23/05/07)
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Non aux cochons industriels (12/12/06)
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« On va continuer à mobiliser» (12/12/06)

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Le Soir (Avril 2010)

Environnement : Nitrates et pesticides continuent de causer du souci en Wallonie. 

Les eaux souterraines sont encore trop chargées 

Le dernier état des nappes d'eau souterraine en Région wallonne vient d'être publié. Et les nouvelles ne sont pas particulièrement bonnes. Les deux principaux indicateurs de pollution, les nitrates et les pesticides, sont à la hausse. « La tendance est à la dégradation, confirme-t-on à l'administration wallonne de l'environnement. Des eaux qui, à beaucoup d'endroits, étaient de bonne qualité, continuent à se dégrader. Et celles qui se dégradent le moins sont celles qui étaient déjà le plus en mauvais état. » C'est également l'avis de Serge Brouyère, expert en hydrologie à l'Université de Liège. « Hormis le calcaire du Tournaisis [près de la frontière française, NDLR], il n'y a aucune raison de penser qu'il y a un problème de surexploitation des nappes. En revanche, au niveau de la qualité, nous avons un évident problème de nitrates et de pesticides. » Le constat n'est pas sans conséquences : en Wallonie, 80 % de l'eau du robinet provient de captages souterrains, à Bruxelles 65 % vient aussi des puits sudistes. Et si sa qualité reste meilleure que ce que prévoient les normes internationales, les chiffres officiels le montrent : le nombre de captages purement et simplement abandonnés ou devant être soumis à un traitement au charbon actif en raison de trop grandes concentrations en pesticides ne cesse d'augmenter.

Principales nappes à problème : le crétacé de Hesbaye (délimité par les vallées de la Meuse, de la Mehaigne et du Geer) et les sables bruxelliens (Brabant wallon). Ici, « depuis 2003, les valeurs moyennes de concentration en nitrate semblent s'être stabilisées sur un palier supérieur », indique le rapport. Les nappes du Sud Namurois « ne présentent globalement aucun signe d'amélioration ». Tout le nord du sillon Sambre et Meuse peut être considéré comme la zone la plus vulnérable, indique un expert. 

Nitrates et pesticides

«L'impact chimique de l'agriculture demeure clairement la grande problématique pour les eaux souterraines », souligne le document de la direction wallonne. Les pesticides ? « Ce sont les herbicides [un pesticide, NDLR] qui sont responsables de la majorité des problèmes posés aux producteurs d’eau potable ». Dans les échantillons, on retrouve des traces d'atrazine, pourtant interdite depuis 2004. « Mais il subsiste encore de grandes quantités, tant chez les professionnels que chez les particuliers, dit Brouyère. Par ailleurs, les pesticides, c'est comme le dopage chez les cyclistes. Dès qu’on interdit un produit, ses substituts apparaissent très rapidement ». Les produits à suivre s'appellent désormais bentazone, bromacile et dichlorobenzamide. Ces herbicides d'usage « non nécessairement agricole » sont utilisés dans les cimetières, sur les talus des chemins de fer...
Certes, « la problématique des pesticides n'atteint pas l'ampleur de celle des nitrates. Mais elle se règle rarement par des dilutions et des mélanges d'eau », dit le rapport. Par ailleurs, poursuit un spécialiste, « le mécanisme d'infiltration et de migration des pesticides dans les eaux souterraines est beaucoup plus complexe que celui des nitrates ». Enfin, la question de leur toxicité est encore imparfaitement documentée. Les nitrates ? C'est « l'altération principale », issue essentiellement de l'utilisation des engrais azotés. « Pas mal de résultats sortent des valeurs moyennes, témoigne un fonctionnaire. Certains échantillons explosent même les mesures. »
« De manière générale, confirme Brouyère, on constate une augmentation de la présence de nitrates dans les eaux souterraines ». Et pourtant, des mesures visant à maîtriser l'utilisation des engrais azotés ont été prises. Mais, indique-t-on à la Région, « il est encore prématuré d'espérer constater les premiers effets bénéfiques de ce plan ». Plus encore : « Le plan actuel est trop faible, les règles ne sont pas toujours respectées. Ainsi, certains agriculteurs continuent à épandre sur sol gelé. Il faut donc augmenter les superficies protégées ou prendre des mesures plus sévères : un contrôle plus strict - voire généralisé dans les zones de captage - de l'épandage et du résidu azoté après les cultures. On y réfléchit ». La Wallonie n'a pas trop le choix. Une directive européenne prévoit qu'à partir de décembre de 2015 la qualité des eaux souterraines  soit « bonne » et ne souffre plus de détérioration. Un vrai défi auquel on ne fera pas face sans mal.  

 Michel De Muelenaere
 

Deux tiers captés

Les réserves en eaux souterraines wallonnes, « annuellement renouvelables », sont estimées à 550 millions de m3. Environ deux tiers, 370 millions de m3, sont captés. Les prélèvements de surface sont évalués à 2.600 millions de m3. 

De l'eau à boire

Plus de huit dixièmes des prélèvements sont destinés à l'eau potable (80 % pour l'eau de distribution, 1,5 % pour l'embouteillage de boissons). Les industries, mines et carrière consomment respectivement 7,6 et 8,8 %. 

De l'eau à exporter

40 % de l'eau potable produite en Wallonie sont exportés en Flandre et à Bruxelles. 

Gros captages

Les captages les plus importants sont :  Modave (22,8 millions de m3), les galeries de Hesbaye (13,2), Vedrin (9,3), Braine-l'AIleud/Waterloo (9,3), Nimy (11,1), Spontin (7,6), Crupet (5,9), Néblon (10,5) et Gaurain- Ramecroix (6,5).

 

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Le Soir (2/01/10)

La Roche : Le collège est prêt à durcir le ton

Le porc industriel non admis

 
LES OPPOSANTS AUX PORCHERIES INDUSTRIELLES, ici au carnaval a La Roche, estiment que la décision du collège échevinal va dans le bon sens. Le prochain conseil communal se prononcera sur le sujet. DR

L'ESSENTIEL :

bulletLes autorités locales reviennent sur leur position initiale.
bulletLa production de lisier sera interdite.
bulletL'ASBL«Pro Arduina Nostra » salue le geste.

Une courbe rentrante ? Deux pas en arrière ? Toujours est-il qu'après avoir soutenu deux projets de porcherie industrielle, le collège échevinal revoit son approche de la problématique. L'implantation de ce type d'élevage (porc et volaille) devra, à l'avenir, répondre à des conditions plus strictes. La commune mise sur la qualité différenciée et la labellisation.
«Aujourd’hui, aucun projet n’est sur la table et nous pouvons prendre de la distance», observe le bourgmestre Jean-Pierre Dardenne (Avec vous). «Il y a deux ans, nous avons géré les dossiers dans l'urgence et sans doute commis des erreurs. »
Un texte a donc été proposé au conseil, mercredi soir. L'élément essentiel vise à interdire les grands établissements (classe 1) et la production de lisier. Cela exclut les porcheries sur caillebotis. « Avec cette mesure, le porc industriel, c'est fini », assure Luc Guissard, ingénieur agronome, à l'origine de la proposition. Autre condition, une distance minimale de 300 mètres avec les habitations. Ce dispositif  laisse encore la porte ouverte à une diversification, selon le bourgmestre.
La minorité plaide pour un cadre encore plus restrictif et accuse le collège d'essayer de redorer son blason.
« Nous voulons aussi supprimer la classe 2 (jusque 2.000 porcs, NDLR) », indique Nicolas Dalaidenne (Décidons).
Présents dans la salle, les membres de Pro Arduina Nostra accueillent positivement la nouvelle position des autorités. Cette ASBL, qui a désormais un rayonnement régional, est née lorsque la commune a donné son feu vert aux deux projets, qui n'ont finalement pas vu le jour. « Nous saluons les efforts faits dans le bon sens », souligne son président, Guy Hardenne.
« Je ne peux qu’applaudir si ça va, par exemple, vers le Porc Qualité Ardenne. »
A la demande de l'opposition, qui sollicite un délai de réflexion supplémentaire, le point a été reporté au prochain conseil. Mais Jean-Pierre Dar­denne n'entend pas trop modifier le contenu du texte. Il est ainsi exclu d'interdire la classe 2. « C'est se moquer des agriculteurs. Autant leur dire d’aller travailler à l'usine », conclut-il.
 

NICOLAS DRUEZ

 

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Le Soir  (14/05/09)

Namur - Luxembourg

Environnement : LES ELEVAGES INTENSIFS EN QUESTION

Des cochons dans la campagne 

L'ESSENTIEL :

bulletL'élevage industriel poursuit sa progression en Wallonie.
bulletEn vue des élections, une vingtaine d'associations s'unissent pour réclamer un moratoire.
bulletUn dossier aux enjeux multiples : économie, environnement, qualité de la vie des riverains

Veaux, vaches, cochons, couvées. Les animaux de la ferme (Industrielle) déboulent dans la campagne électorale. Par la voix de la Coordination élevage», qui lutte contre l'élevage Intensif et qui adresse une lettre ouverte aux politiques. Elle y invoque un cadre législatif trop faible et des conséquences négatives pour l'environnement, l'économie et le cadre de vie. Elle demande le dépôt d'un moratoire, le temps que des règles plus sérieuses soient fixées.
Le message est clair : c'est non aux cochons ! Et à tout élevage Intensif en Wallonie, qu'il s'agisse de porcs, de volailles ou de bovins, d'ailleurs.
Les projets d'exploitations de plusieurs milliers de bêtes se multiplient. Pour tenter d'y faire face, une vingtaine de comités de riverains et d'associations ont choisi de se fédérer, en créant une coordination. La période étant propice au dialogue avec les politiques, ils font entendre leur voix : « Nous avons rédigé une lettre ouverte à l'attention des députés sortants et des présidents des quatre principaux partis », précise Virginie Hess, de la fédération Inter-Envlronnement Wallonie, membre de la Coordination. « Elle reprend les grandes problématiques soulevées par l'implantation de ces élevages intensifs. »
À la Coordination, on Insiste : pas question d'entrer dans le syndrome Nimby - Not in my backyard, soit « pas dans mon Jardin», NDLR: «Nous privilégions une vision à long terme, sortant du cadre local, ajoute Virgi­nie Hess. Il faut tenir compte des enjeux globaux induits par ce type d'élevage » A commencer par l'économie : « Une porcherie industrielle est un pion dans un grand système international, soutient Guy Hardenne, de l'ASBL Pro Ardulna Nostra. Les projets viennent de Flandre, déjà ficelés. Car là-bas, on limite les exploitations, vu la pollution qu'elles génèrent. Depuis quelques années, les promoteurs tentent donc d'implanter ici ces machines à fabriquer des porcs. Tout est pensé pour l'exploitant, satisfait de recevoir un revenu fixe. Mais il devient dépendant de sa filière intégrée, dans un marché saturé. Où est l'apport du fermier wallon ? Où est la plus-value ?» Pour la Coordination, le cadre de vie se détériore. Elle évoque le manque de cadre légal pour la gestion des nuisances olfactives. Mais aussi la dégradation des relations entre agriculteurs et riverains, l'Investissement personnel du premier allant à rencontre du bien collectif. « Que veut-on comme paysage pour la future Wallonie ?, Interroge-t-elle. La place d'une industrie de l'élevage se trouve-t-elle en zone agricole?»
Autre point soulevé : l'aspect environnemental. Les élevages Industriels produisent du nitra­te, induisant une contamination des eaux de surface et souterraines. La biodiversité se voit égale­ment menacée par ces Installations, qui négligent trop souvent la liaison au territoire. « La Région manque de perspective. Insiste Lionel Delvaux, d’lnter-Envlronnement. Il faut développer une vision prospective pour éviter les erreurs du passé. Sans cadre législatif, le marché décide, pour des raisons qui nous échappent parfois. Il faut réfléchir aux opportunités, plutôt que de le laisser orienter les productions. »

ANNE-CATHERINE DE BAST

 
AU-DELA DES CONDITIONS DE VIE des animaux, les élevages intensifs soulèvent des questions importantes pour l'environnement
 © Pierre-Yves Thienpont.

LES CHIFFRES

4
La Belgique est le quatrième producteur européen de porcs après l'Irlande, le Danemark et les Pays-Bas. En 2007, il s'est produit chez nous 6,2 millions de porcs, dont 4% seulement en Wallonie. La Belgique produit 190 % de la demande nationale.

907

On dénombrait 907 éleveurs de porcs en 2007 en Belgique. C'est beaucoup moins qu'en 1980 où l'on dénombrait 10.000 exploitations. En moyenne, chaque éleveur possède 969 porcs. 

Daniel Bodson : « Il faut redéfinir l'espace rural »

Daniel Bodson, le monde rural, ses grands débats, ses petites mesquineries... Il connaît. Sociologue, professeurs à l’UCL, Il a fait du devenir de l'espace rural un très sérieux sujet d'étude. Analyse.

La campagne appartient-elle toujours aux agriculteurs ?
Les dernières enquêtes montrent que les agriculteurs vivent toujours leur rapport au village sous le mode de l'appartenance: « J'appartiens au village et le village m'appartient ». Même s'ils s'en sentent dépossédés (NDLR : Il n'y a plus que 16.000 fermes contre 37.500 en 80 !) ils se considèrent toujours comme les propriétaires symboliques de l espace rural. Par contre, les ruraux résidents construisent leur rapport au village sur le cadre de vie : l'environnement, les services...C'est ce double clivage qui est à l'origine des nombreux conflits liés aux élevages industriels.
Mais ce n'est pas la seule raison…
La vision économique de l'espace rural en est une autre. Le monde agricole, dont la situation n'est pas brillante, estime être en droit d'investir dans des secteurs qui représentent, pense-t-il, une planche de salut. D'un autre coté, les résidents non-agriculteurs investissent souvent dans un logement qui, pour beaucoup, sera le seul capital qu ils parviendront à constituer. Ils ne sont pas prêts dès lors à le voir dévaloriser par des projets qui sont sources de nuisance. L'évolution récente du milieu rural impose au politique de trouver une solution où les deux peuvent s articuler. C'est toute la question de la redéfinition de l'espace rural qui est ici posée.

La campagne, un ring de boxe ?

Absolument pas ! Les nombreuses crispations passagères locales liées aux élevages industriels en fait presque oublier que les rapports entre agriculteurs et non-agri­culteurs sont, la plupart du temps, tout à fait cordiaux !
    
Propos recueillis par 

ERIC BURGRAFF 

PRÈS DE CHEZ VOUS

Les poules de Maredret
Si le ministre Antoine (CDH) confirme le permis accordé à l'élevage industriel de Maredret, le village comptera un jour 23.675 poules pondeuses, pour quelque 450 habi­tants. Le projet du Fils d'un agriculteur local, échevin de la commune d'Anhée, a divisé les villageois. Lors de l'enquête publique, les partisans du projet ont été à peine plus nombreux que les opposants. Le feu vert du collège communal a suivi. Le recours est pendant. (J.-P.P.)

Les cochons de Libin
Libin, son village du livre, ses petits cochons... Voici deux ans, les voisins de la ferme Papine ont failli s'étrangler en apprenant qu'ldélux voulait construire une maternité pour 4.000 truies sur leur territoire. De quoi produire 100.000 porcelets par an. Tollé et pressions politiques en tout sens ont abouti au retrait du projet et à la vente de la ferme. «Nous n'avons aucun projet à court terme mais l’idée n'est pas abandonnée », confie Georges Cottin, d'Idélux, «Mais si nous revenons avec un projet, il se concevra comme une solution globale.» (E.B.)

 

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Le Soir  (11/10/08)

 NASSOGNE « Non » à un projet de porcherie

Le collège échevinal de Nassogne a décidé de refuser l'octroi d'un permis pour une porcherie industrielle, entre Harsin et Ambly. L'avis de l'administration régionale était négatif. Depuis quelques années, c'est le 12ème projet de ce type introduit à Nassogne. La locale Ecolo se réjouit de la décision du collège, mais invite la majorité à exprimer clairement ce qu'elle souhaite comme filière aux agriculteurs de la localité.  

(N.D.)

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Le soir 2/10/08

Hotton / Le collège revient sur sa position

« Non » à la porcherie de Fronville

La colère montait depuis plusieurs semaines, au sein de la population hottonnaise. Elle va sans doute baisser d'un cran. Le collège échevinal a refusé, mardi soir, d'accorder un permis unique pour une porcherie de 1.299 bêtes, à Fronville. Fin juillet, les autorités locales avaient pourtant dit « oui », mais à certaines conditions.
Le cheminement administratif en était à son début. « Nous attendions, avant de statuer définitivement, de connaître la position de la direction générale de l'agriculture. Nous avions indiqué qu 'en cas de décision défavorable, nous arrêterions la procédure », rappelle le maïeur, Françoise Jeanmart (PS). L'avis de la DCA est tombé. Négatif. Il s'appuie sur une série d'éléments techniques. Conséquence ? Le collège« entend respecter son engagement » et n'accordera pas de permis.
Ce projet était porté par la famille Gillet, qui exploite déjà du porc bio. Le feu vert provisoire de la commune avait entraîné de vives réactions des riverains et même en dehors village. Certains avaient manifesté leur mécontentement lors de l'inauguration du kiosque, voici peu. Dans la foulée, le collège soumettra aux élus, lundi, une motion. Le texte vise notamment la problématique liée à ce type d'élevage. « Nous demandons de relancer le débat au niveau de la Région, indique Françoise Jeanmart. Il n'est pas simple, pour les communes, de devoir trancher au cas par cas. Il serait plus logique que la Région définisse une politique. " Le collège va par ailleurs mettre en place une commission de l'agriculture, qui se chargera entre autres de l'analyse des dossiers. L'agriculteur a toujours la possibilité d'introduire un recours. 

 • NICOLAS DRUEZ

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Le Soir 4/03/2008

LA  ROCHE

Les cochons s'invitent au carnaval
 



C'est un moment très attendu par les Rochois. L'intronisation du prince du carnaval, le samedi après-midi. Puis le discours du maïeur. Justement, le député bourgmestre Jean-Pierre Dardenne est apparu sur le perron avec... un faux groin de cochon. Il a pris la précaution de rappeler qu'en période carnavalesque, une bonne dose d'humour s'imposait. Les opposants aux porcheries Industrielles ont répliqué, lors du cortège du dimanche : Ils ont défilé, avec des masques et des combinaisons de couleur rose, arborant des pancartes « Non aux porcheries ».

(N.D.)
 

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Le Soir 22/02/2008

La Roche / Deux recours

Les cochons sont chez Courard

Et un rebondissement de plus, un ! Le ministre des Affaires intérieures, Philippe Courard  (PS), devrait recevoir d'ici peu deux recours en provenance de La Roche. Le premier émane de l'ASBL Pro Arduina Nostra. Le second est signé par le porte-parole de la minorité « Décidons ensemble », Michel Leclerc. Tous deux contestent le vote intervenu le 5 février, au conseil communal. Ce soir-là, les élus ont vendu, majorité contre opposition, un terrain à un agriculteur de Cielle. Ce dernier espère y construire une porcherie industrielle de 1.200 bêtes.

L'association estime que la procédure de vente des parcelles - 5.000 euros l'hectare - est entachée d'irrégularités. Le groupe « Décidons ensemble » soulèverait, à quelques nuances près, les mêmes arguments. Ce n'est pas tant la manière dont le vote s'est déroulé en séance qui est visée, mais la transaction entre les autorités locales et le futur exploitant.

L'objectif est clair : obtenir du ministre socialiste qu'il casse la décision intervenue il y a trois semaines.

Le vote avait été marqué par une abstention au sein de la majorité, celle de Bénédicte Defays. Du coup, le point était passé par sept voix contre six, en l'absence d'une conseillère dans les rangs de l'opposition. Le dossier a aussi pris le chemin du conseil d'Etat. Les opposants de Pro Arduina Nostra ont introduit un recours. A leurs yeux, le collège échevinal fait fausse route en négociant avec l'agriculteur pour qu'il puisse installer sa porcherie à la sortie du village.

Pour rappel, la Ville a accordé un permis, confirmé par le ministre André Antoine (CDH). •

NICOLAS DRUEZ

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Le Soir 2/01/08

LA ROCHE

André Antoine respecte…

Le ministre de l'Aménagement du territoire, André Antoine (CDH), a-t-il allégé les conditions d'exploitation de la porcherie de Cielle (1.200 bêtes) dans le permis accordé la semaine passée ,(le Soir du 26/12) ? Il le réfute et estime au contraire avoir renforcé
«les conditions environnernentales». Il dit aussi avoir « fait droit à la décision du collège échevinal de La Roche et respecté son choix » (NDLR : celui-ci a accordé le permis en première instance), renvoyant à l'occasion la balle au bourgmestre, Jean-Pierre Dardenne (MR).

... le choix du collège

Le mayeur soutient que dans ce type de dossier, le pouvoir de décision appartient à l'administration wallonne et au ministre. Dans sa mise au point, André Antoine évoque encore « l'excès de pouvoir du collège, qui a confondu la portée d'un permis unique et les dispositions du code de l'eau en matière d'épandage des effluents d'élevage ». Selon le ministre, le projet de Cielle n'est pas à comparer avec celui de Rendeux, plus  conséquent, pour lequel « le collège avait refusé le permis ». Enfin, A. Antoine se déclare « soucieux de l'autonomie communale ».

(N. D.)


Porcherie: André Antoine réagit

Dans le dossier de la porcherie de Cielle, le ministre André Antoine tient à apporter quelques précisions:
"L'arrêté pris le 21 décembre n'a pas uniquement accordé un permis en recours, il a aussi fait droit à la décision du Collège communal de La Roche en Ardenne qui a accordé le permis en première instance dès le 20 septembre 2007. Contrairement aux récentes déclarations du bourgmestre de La Roche en Ardenne, le permis que le ministre vient d'accorder sur la base des recours introduits par plusieurs dizaines d'opposants renforce tout d'abord les conditions environnementales du projet.  Pour ce faire, le Ministre se fonde principalement sur les remarques qui ont motivé les recours introduits. Au passage, il met également le doigt sur l'excès de pouvoir commis par le Collège communal de La Roche qui, contrairement à la jurisprudence constante du Conseil d'Etat, a confondu dans sa décision la portée d'un permis unique et les dispositions du Code de l'eau en matière d'épandage des effluents d'élevage. Ensuite, le permis accordé par le ministre renforce les conditions urbanistiques du projet de manière à parfaire son intégration paysagère qui bénéficie déjà delà mitoyenneté avec une zone forestière : abaissement du niveau fini du bâtiment, réduction des modifications du relief du sol, limitation de la hauteur des silos au niveau du faîte du bâtiment, imposition d'un bardage en bois sur l'ensemble du bâtiment et plantations complémentaires dans le prolongement de la zone forestière voisine. Ce faisant, le Ministre a donc apprécié la qualité du projet, a cherché son amélioration, s'est fondé sur les remarques pertinentes des opposants, le tout en respectant le choix exprimé par le Collège communal de La Roche". Le Ministre précise qu'il n'est pas indiqué de comparer le dossier de Cielle, relatif à l'exploitation d'une porcherie de 1.200 porcs, avec le dossier de Rendeux (Hodister) qui constituait la première phase d'un ensemble beaucoup plus important.

(N. D.)


Porcherie de Cielle: André Antoine critique le bourgmestre

Le permis ministériel pour la construction d'une porcherie contestée à Cielle a été accordé sur la base des recours introduits par les opposants, a souligné jeudi le ministre wallon du Développement territorial. André Antoine (cdH) stigmatise "l'excès de pouvoir" du collège communal de La Roche. 

"Contrairement aux récentes déclarations du bourgmestre de La Roche-en-Ardenne (le député wallon Jean-Pierre Dardenne, MR), le permis ministériel a été accordé sur la base des recours introduits par plusieurs dizaines d'opposants", affirme le ministre dans un communiqué. Selon M. Antoine, ce permis "renforce tout d'abord les conditions environnementales du projet".

Au passage, le ministre met le doigt sur "l'excès de pouvoir commis par le collège communal de La Roche" Ce dernier, relève André Antoine, a confondu dans sa décision la portée d'un permis unique et les dispositions du Code de l'eau en matière d'épandage des effluents d'élevage. André Antoine affirme que le permis qu'il a accordé renforce les conditions urbanistiques du projet, de manière à parfaire son intégration paysagère, qui bénéficie déjà de la mitoyenneté avec une zone forestière.

Et de citer parmi ces conditions l'abaissement du niveau fini du bâtiment, la réduction des modifications du relief du sol, la limitation de la hauteur des silos au niveau du faîte du bâtiment, l'imposition d'un bardage en bois sur l'ensemble du bâtiment et des plantations complémentaires dans le prolongement de la zone forestière voisine.

Le ministre dit donc avoir évalué la qualité du projet et cherché son amélioration, en se fondant notamment sur les "remarques pertinentes" des opposants, "le tout en respectant le choix exprimé par le collège communal de La Roche-en-Ardenne", qui avait accordé le permis en première instance en septembre.

Il refuse la comparaison entre le dossier de Cielle, relatif à l'exploitation d'une porcherie de 1.200 porcs, et celui de Hodister (Rendeux) comprenant 1.696 porcs avec un impact paysager négatif. "Ce dossier a fait l'objet d'une décision de rejet par le conseil communal de Rendeux le 8 décembre 2006, suivie le lendemain d'un refus de permis par le collège communal", fait remarquer André Antoine.

 

Belga

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Le Soir – juillet 2007

Environnement / Idélux épinglé pour son mutisme face à la porcherie industrielle.

Gérard Jadoul explique le chardon 

UN PTIT chardon contre les p'tits cochon… Gérard Jadoul, président d'Inter-environement Wallonie, justifie le choix.

ENTRETIEN

C'est non ! Trois fois non ! Gérard Jadoul, président Inter-Environnement Wallonie passe du chardon aux arguments. Pour rappel, son association a offert à Idélux son fort peu envié « chardon » annuel, soulignant ainsi son opposition au projet de filière porcine industrielle en Luxembourg au départ d'un centre de naissage à la ferme Papine (Transinne). Alors que la direction de l'intercommunale se tait dans toutes les langues, le président d'Idélux Daniel Ledent a eu des mots très durs à propos d'une association qualifiée de « petits-bourgeois ». L'occasion pour Gérard Jadoul de remettre la balle au centre, et de la renvoyer fermement dans les filets de l'intercommunale. 

Ce chardon, c'est un « cadeau » d'un Luxembourgeois à d'autres Luxembourgeois...

J'habite Awenne (Saint-Hubert) depuis toujours, donc l'appellation «petits-bourgeois » et sa connotation « vert de ville» ne me concerne  pas.   En   offrant   le Chardon 2007». nous avons voulu cibler, à travers Idélux, toute une série d'intercommunales qui ont la faculté d'implanter des projets venus de nulle part en espérant que la greffe va prendre. Le Val de Poix, les petits cochons sont de bons exemples. Ce qui n’empêche pas Inter-Environnement d'encourager les beaux projets : clairement le programme de gestion et de tri sélectif des déchets d'Idélux doit être cité en exemple ! Je respecte profondément le politique mais en échange, je demande qu'il respecte notre travail à nous qui consiste à pousser au plus haut les revendications environnementales.  

Au-delà d'Idélux, vous visez, di­tes-vous, les intercommunales ?

Elles donnent l'impression d'être des machines capables de générer des mégaprojets complètement exogènes tout en laissant croire qu'ils viennent des gens du terrain. Leurs représentants me font parfois penser à ces experts internationaux qui débarquent en Afrique pour faire le bonheur des gens malgré eux.  

Pourquoi « assassiner » cette filière porcine moderne ? 

Idélux est occupée à mettre en place une prétendue « perle de développement » pour 20 ou 30 agriculteurs tout en disant au peuple « Dormez tranquille, on s'occupe de vous!». J'ai vraiment l'im­pression qu'ils prennent les citoyens luxembourgeois pour des c...

Franchement, avez-vous pris connaissance du dossier ? 

Bien entendu ! Nous connaissons parfaitement la firme flamande qui est derrière le projet. Inter-Environnement  Wallonie  compte 35 membres de personnel, tous universitaires, tous titulaires d'un niveau d'expertise très poussé. Mettre en cause leur capacité à analyser un projet est inacceptable. Les porcheries industrielles sont environnementalement suicidaires, économiquement risquées pour les agriculteurs et catastrophiques en termes d'image pour le Luxembourg ! 

 Avez-vous une alternative ?

Je propose de faire bouger le curseur du quantitatif vers le qualitatif. Il est beaucoup plus intéressant de s'orienter vers des labels de qualité absolue. Je propose de recréer une identité autour d'un patrimoine vert, ce qui ne veut pas dire qu'on ne peut pas l'exploiter. Auparavant, à l'instar de ce que disait le professeur Bodson dans le Soir, il faut se poser de bonnes questions : où va-t-on ? Comment y aller ? Qu'est-ce que notre société attend de la ruralité ? Qui est aujourd'hui gestionnaire de l'espace rural ?  

 Les élus wallons perçoivent-ils les enjeux pour l'espace rural ?

Non ! La perception de la réalité rurale est très faible, sauf chez des gens comme Benoît Lutgen qui, en la matière, sort du lot. Je propose qu'à l'avenir le gouvernement wallon intègre des critères verts dans le fonds des communes : pourquoi ne pas imaginer que les entités qui n'ont aucun territoire «Natura 2000 » fassent un effort au bénéfice des autres?

Economie et patrimoine vert vont-ils de pair ? 

Il faut cesser d'opposer économie et environnement. Les villes, les régions qui gagnent aujourd'hui sont celles qui ont réussi leur développement économique et social en misant sur le respect maximal de l'environnement. C'est tout l'enjeu pour la province de Luxembourg. C'est parce qu'il y a aujourd'hui une perception de la rareté de l'espace que les gens comprennent qu'il fait leur richesse. Et dès lors ils n'ont plus peur de dire aux politiques : « Vous ne ferez pas ce que vous voulez de cet espace ! » •       

Propos recueillis par ERIC BURGRAFF

 

« Ils deviendront les esclaves d'un gros machin »

Pas heureux, les membres du mouvement vert Addes (Haute-Lesse). Avant les élections, ils ont adressé un courrier aux politiques et aux porteurs du centre de naissage porcin de Transinne. « Nous attendons toujours une réponse, voire un accusé de réception de la part, et du gouverneur, et du député Ledent », indique la présidente Anne Janssens. C'est pourquoi elle diffuse une lettre ouverte à leur intention. 

« Ce projet ne peut en aucun cas sauver, voire même améliorer le sort de nos agriculteurs qui perdront toute maîtrise de leur outil et deviendront les esclaves d'un «gros machin » dont le but est de faire la fortune de ses seuls dirigeants et d'acheter le droit de polluer à une région saine. (...)

Les membres d'Addes sont évidemment solidaires de la position d'Inter-Environnement Wallonie avec qui ils collaborent depuis le lancement du projet. Les arguments développés lors de la présentation du projet ont été mûris ensemble. Inviter la population à une réunion de concertation sans lui donner accès au dossier frise davantage la manipulation que l'information. (...)

Si Monsieur Ledent veut comparer l'esprit d'entreprise de la Wallonie à celle de la Chine, selon lui modèle du genre, qu'il nous permette de prendre nos distances ; à notre connaissance, nous vivons encore dans une démocratie. Ce n'est pas en méprisant ses opposants - assimilés à de petits bourgeois -, en cherchant à ridiculiser leurs idées (…) que l'on établira une coopération, indispensable, entre le politique et le public. À notre époque, les gens sont suffisamment informés pour exercer leur esprit critique et défendre leurs idées... Il faut en tenir compte si on veut pratiquer une politique "durable". »

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Le Soir 26/07/07

Namur Luxembourg 

Luxembourg / Le député provincial René Collin fait des recommandations

 Pour des élevages digestes  

LA PROVINCE veut aider les communes à faire de bons choix en termes d'élevages porcins et avicoles.

Un élevage par ci, un élevage par là. Qu'ils soient porcins ou avicoles, les projets  suscitent  toujours  des réactions populaires et les élus communaux n'ont pas toujours les cartes en mains pour faire les bons choix lorsqu'il s'agit d'accorder ou non le permis unique.

Vu la recrudescence de demandes dans sa commune et les entités voisines, Benoît Tricot, bourgmestre de Rendeux, avait demandé que les services du Centre d'économie rurale de Marloie (CER) réalisent une expertise.

Le député à l'Agriculture René Collin (CDH) a demandé au CER d'établir un état des lieux et des projets, tout en donnant des recommandations qui vont au-delà des normes légales de la Région. Pas de force de loi, mais une prise de position réfléchie et sans parti pris, en intégrant économie, agriculture de qualité, respect de l'environnement et tourisme.

Premier élément statistique : les porcs représentent en Luxembourg 8,4 % de la production wallonne (32.510 porcs et 27.409 en projets), 15% pour les volailles (645.698 et 45.000 en projet). « Dans une province largement fourragère, il y a de la place en termes d'épandage, note René Collin. La production d'azote d'effluents se situe à 21.000 tonnes. En respectant les normes, on pourrait monter à 32.000 tonnes, soit 220.000 bovins ou 1,4 million de porcs à l'engrais ! Voilà pour la théorie... »

Quant aux recommandations, le député pousse à avoir « un dialogue permanent et constructif. » II estime qu'il faut privilégier une agriculture raisonnée, donc pas hyperspécialisée, dont la vocation serait de produire au coût le plus bas. A l'autre bout, il faut oublier une agriculture bucolique sur un lopin de terre... Et priorité à la diversification d'entreprises existantes, aune agriculture familiale, avec des retombées sociales et environnementales positives.

Réduire la taille

La taille ? René Collin souhaite une précaution absolue pour les classes 1, ayant un impact très élevé sur l'environnement. Pour les classes 2, il préconise les ateliers de taille réduite, en diminuant les normes du décret (de 2.000 porcs à l'engrais maximum, on passerait à 1.200, de 40.000 volailles, à 20.000.) « Quant aux effluents, puisqu'on veut une agriculture qui colle au paysage, imposons à un porteur de projet qu'il les utilise à 40% sur ses terres, si c'est une diversification, et à 75% si c'est un projet unique. »

Durée de contrat, registre et cadastre d'épandage précis, stockage des effluents, intégration dans le paysage, information complète et préalable des riverains et élus, avec possibilité de consulter des organismes spécialisés, constituent d'autres points fondamentaux d'un registre de recommandations qui, s'il ne veut pas être la bible, est tout de même une solide référence qui permettrait à l'agriculture de se diversifier tout en respectant les gens, les sols et les paysages.  

Jean-Luc Bodeux
 

 « Papine ? Trop vite, trop grand, sans ancrage »

Les projets porcins se sont multipliés ces derniers temps en Luxembourg. La plupart, mais pas tous, suscitent des réactions négatives. A tort ou à raison. En fer de lance, le projet de la ferme Papine (Libin), soutenu à fond par Idélux pour un opérateur venu de Flandre. La question allait de soi. Qu'en pense le député provincial, alors que ce projet figurait dans les priorités de développement agricole « Luxembourg 2010». René Collin n'a pas joué la langue de bois. « Idélux était de bonne foi, mais le dépôt du projet voulu par l'opérateur était prématuré. Une étude portant sur le développement porcin devait être menée auparavant, intégrant abattage, IGP, développement régional, etc. Ce centre de naissage peut être intéressant, mais dans une filière porcine de qualité et pas avant de savoir si on peut faire une porcherie. Ce dossier manque aussi de clarté dans la destination des effluents. L'aspect bio-méthanisation devait être prévu d'emblée. »

René Collin estime par ailleurs que ce dossier est surdimensionné, puisqu'il est question de 4000 porcs. Et on ne parle pas de l'ancrage local, des retombées touristiques négatives. Une vue logique, en regard des recommandations...

        

J.-L . B.

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Le Soir 30/06/07

Projets et revers d'Idélux

L'intercommunale a tenu vendredi son assemblée générale. Plusieurs dossiers ont connu des couacs.

DRUEZ.NICOLAS

samedi 30 juin 2007 

Le groupe Idélux ne se porte pas trop mal. Vendredi, l'assemblée générale a approuvé les comptes 2006 de l'intercommunale. Un bon cru, malgré une charge exceptionnelle : il a fallu recapitaliser l'assurance groupe de tout le personnel.

L'activité suit, elle, une courbe ascendante, avec 170 projets gérés l'an passé. La vente de terrains a également crevé des plafonds. Le travail ne manque pas en 2007, avec l'aménagement du parc Ardenne Logistics, du complexe commercial de Sterpenich, etc.

L'intercommunale a aussi essuyé l'un ou l'autre revers ces derniers temps. Ces échecs restent visiblement en travers de la gorge de son président, Daniel Ledent (PS). On songe au Val de Poix (St-Hubert) et au développement de la filière porcine au départ de la ferme Papine (Libin). «Lorsque nous voyons que certains passent leur temps à critiquer de manière stérile la plupart des projets, on ne peut que conclure qu'il s'agit d'attitudes destructrices, d'attitudes de petits bourgeois. Ils ignorent que pendant qu'on dépense de l'énergie à se contrer et à stagner, d'autres avancent (...)», attaque Daniel Ledent.

L'homme renvoie à Inter-Environnement Wallonie le chardon décerné cette semaine à Idélux (Le Soir du 28/6). «J'invite notre intercommunale à ne pas se laisser déstabiliser par ceux qui s'autoproclament censeurs wallons, critiquent et classent », ajoute le président.

Chardon ou pas, le bourgmestre de Tintigny pense qu'il est nécessaire de continuer à discuter de la ferme Papine. «Nous avons là un investissement de 15 millions d'euros ! insiste Benoît Piedboeuf (MR), qui s'étonne du silence des porteurs de projet. On ne peut pas rater ces dossiers et dire que tout va bien. »

Un autre élu est inquiet : le bourgmestre de Neufchâteau. Idélux a, selon Yves Evrard, loupé le coche en n'attirant pas la société H&M sur la zone Ardenne Logistics. À la clé, 600 emplois. Il réclame qu'on mette d'urgence en place une structure capable de recruter rapidement des travailleurs. Le centre-Ardenne ne lutte pas à armes égales face à d'autres régions, à en croire Georges Cottin (Idélux). « Ce qui compte beaucoup, c'est la subsidiation. Ici, elle est d'un maximum de 15%. Par contre, dans le Hainaut, on est à 30% »

Côté recrutement, Idélux pousse le Forem à créer un centre de compétences qui cible les métiers de la logistique. L'aménagement d'Ardenne Logistics ne s'arrête pas pour autant, avec le démarrage d'un chantier pour un premier bâtiment de 21.000 mètres carrés, en août.
 

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Le Soir 28/06/07

Environnement 

Un Chardon dans le parc à cochons d'Idélux

Un tour de cochon ! Idélux a reçu hier, de la part d’Inter-Environnement Wallonie (IEW, une fédération de 150 associations « vertes »), le « Chardon 2007 » pour son idée de créer une filière porcine industrielle. C'est en quelque sorte un fort peu enviable « bonnet d'âne environnemental » que se voit décerner l'intercommunale.

Pourquoi elle ? « Pour sanctionner le soutien apporté au projet de maternité porcine et de développement d'une filière industrielle », indique IEW. C'est clairement le projet de la ferme Papine à Libin et des dizaines d'élevages industriels qu'elle implique en aval qui sont dans le collimateur. IEW estime que cette filière est « en totale contradiction avec les principes d'un développement durable et d'une agriculture responsable ». Pour la fédération, « le seul développement apporté par ce projet est celui de la firme intégratrice, basée en Flandre, qui peine devant des marchés de plus en plus circonscrits par les exigences environnementales. (...) Idélux délocalise une production fragilisée en Flandre au détriment de l'environnement en Luxembourg.»

« C'est un organisme qui devrait être sérieux mais il fait preuve d'une réaction primaire », réagit le président d'Idélux Daniel Ledent. « Ils ne connaissent pas la firme flamande, ils n'ont même pas eu la politesse de nous solliciter pour avoir accès au dossier ! Quand on voit comment la Chine est capable d'avancer, je peux vous assurer qu'avec de tels comportements on sera bientôt mangés tout cru. En réalité, c'est Inter-Environnement qui devrait avoir le bonnet d'âne: savez-vous que si le dossier Val de Poix, qui comportait un vaste volet "développement durable" est mort, c'est de leur faute ? » (NDLR : recours sur le permis de bâtir).

Est-il besoin de souligner qu'Idélux ne s'est pas déplacée pour récupérer son prix...

 

ERIC BURGRAFF

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Le Soir 21 juin 2007 

Hainaut 

Silly : Avis négatif de la Région wallonne 

Le projet de porcherie s’enlise 

DEHENEFFE, BRUNO

L'entité de Silly n'accueillera pas sur son territoire une nouvelle porcherie industrielle, De quoi réjouir les nombreux autochtones qui, depuis plusieurs mois, militaient contre la perspective de voir s'implanter une telle exploitation à leurs portes. Au point d'envisager de saisir le Conseil d'État. En charge de l'Aménagement du territoire,le ministre André Antoine (CDU) vient de débouter l'agriculteur à l'origine de ce projet jugé démesuré par la population. Récemment, une délégation d'opposants avait été reçue avec le bourgmestre Christian Leclercq (MR) au cabinet du ministre pour préciser ses griefs. 

Désireux de diversifier ses activités, le promoteur avait sollicité, début 2007, une autorisation auprès des autorités communales en vue de se lancer dans un élevage intensif de 1.200 porcs, lequel nécessitait la construction d'un vaste hangar à la rue au... Port. Après avoir entendu les récriminations des riverains du hameau d'En Haut, le collège échevinal, puis dans la foulée le conseil, a refusé d'accorder au fermier le permis requis. Une décision justifiée par la crainte de nuisances sonores et olfactives, le risque de pollution dans les sols à cause de l'épandage du lisier, mais également le préjudice environnemental susceptible d'en résulter dans une entité soucieuse de préserver la qualité de vie de ses habitants au travers du label « Citta Slow ». 

Ayant dans un premier temps obtenu le feu vert des services de l'Urbanisme à Mons, l'agriculteur concerné n'a pas baissé les bras. Comme le lui permet la loi, il a introduit un recours auprès des services compétents de la Région wallonne dans l'espoir de les convaincre du bien-fondé de sa démarche. La réponse du ministre clôt te dossier. La Région wallonne a motivé sa décision sur la base de plusieurs facteurs, dont semble-t-il la trop grande proximité avec les zones d'habitat.
 

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Le Soir 23/05/07

Economie / Idélux élabore les plans d'une filière porcine luxembourgeoise

 La corde pour pendre l'agriculture ?

 LE PROFESSEUR Bodson se méfie des projets d'élevage industriel. Il appelle à un nouveau partage de l'espace rural.

Alors qu’ldélux échafaude des plans pour lancer une filière porcine en Luxembourg, alors que le débat sur le sujet fait rage, le sociologue Daniel Bodson (UCL) pose pour Le Soir les balises d'une réflexion sur le partage de l'espace rural.

La campagne appartient-elle tou­jours au monde agricole ?

Pour répondre, il faut quelques chiffres : en 1980, il y avait encore 37.412 fermes en Wallonie. Aujourd'hui, il en reste... moins de la moitié ! Le secteur occupe un peu plus de 27.000 personnes, soit 1,7 par exploitation. Dans un contexte pareil, les élevages industriels apparaissent comme la panacée. C'est sans doute tentant
pour les agriculteurs mais en réalité, toutes ces micro-entreprises n’ont aucune chance face aux puissant de l’industrie. Soyons clair : le lobby de l’agroalimentaire n’est pas la planche de salut de l’agriculture familiale, c'est la corde pour la pendre !

« Il ne faut pas d'un côté vouloir créer une nouvelle "Silicon valley » et de l'autre une terre d’accueil pour porcheries ! »  

Il faut revenir au « bon vieux temps » ?

Je ne suis certainement pas le défenseur de l'agriculture de papa. Le problème est moins une question d’échelle qu’une question de maîtrise du processus, de souci des dégâts collatéraux et de récupération des plus-values. Qu'est- ce qui intéresse le lobby porcin flamand ? Promouvoir l'agriculture wallonne ? Non, ce qui l'intéresse, c'est son propre développement, qui passe par l'achat du droit d'élever des porcs en Wallonie, donc d'y épandre du lisier.
Exactement comme l'industrie achète le droit de polluer le Tiers- monde avec ses déchets !

Comment expliquer un tel tollé contre ces projets ?

Aujourd'hui on ne peut plus se contenter de regarder le monde rural uniquement comme défini par  l'agriculture. Depuis quelques décennies, la mobilité quotidienne a remplacé l'exode rural.  Toute la ruralité est de fait en situation de sururbanisation. Conséquence : d'un côté nous avons des agriculteurs qui se sentent toujours propriétaires symboliques de l'espace rural, et de l'autre côté des gens - nés ici, pas des bo-bo venus de la ville – qui pensent que c'est d'abord un cadre de vie. Le défi pour les prochaines années, ce sera de trouver un compromis entre ces deux groupes. Dans ce contexte, il est temps de commencer à raisonner les modalités avec lesquelles on fera de l'agriculture demain. En n'oubliant pas un élément essentiel : avec l'industrie, l'agriculteur abandonnera toute idée de savoir-faire pour se mettre au service de procédures préétablies.

On voit apparaître un mouvement d'opposition aux élevages industriels qui raisonne à l'échelle provinciale. Pourquoi ?

Auparavant, le seul groupe structuré était celui de l'agriculture. Aujourd'hui,    les   Luxembourgeois non agriculteurs se fédèrent parce qu'ils sont désormais les principaux occupants de l'espace rural. Ils ont pris conscience qu'ils pouvaient constituer un acteur social.

Chaque projet a aussi des relents de « phénomène Nimby »...

C'est trop simple. Pour 90 % des gens, l'achat ou la construction de son logement représente le pro­jet d'une vie, généralement le seul capital qu'ils parviendront à constituer. Dès lors, ils ne sont plus, prêts à accepter n'importe quelle nuisance. C'est bien autre chose que le phénomène Nimby. 

Est-ce la question du devenir de l'espace rural qui est en jeu ?

Les trois quarts du territoire wallon sont constitués de forêts et de surfaces agricoles. C'est loin d'être un problème résiduel ! Or, au niveau politique, le rural ne tracasse pas grand monde en dehors des quelques élus qui y vivent. Hormis le fait de considérer que nous avons là une réserve foncière abondante et bon marché...

Ce n'est pas le cas ?

Ce n'est pas parce qu'un espace est non bâti qu'il n'a pas de valeur. Pour inverser la tendance, il faut lui donner un statut de capital rare. Pour cela, il faut le « vendre », vanter la qualité de l'environnement plutôt que l'abondance. Il ne faut pas d'un côté vouloir faire du Luxembourg une nouvelle « Silicon valley » et de l'autre une terre d'accueil pour porcheries industrielles !

Propos recueillis par

ÉRIC BURGRAFF
 

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Le Soir 23/05/07

« Oui » à un cochon de qualité

A gauche, le ministre-Président flamand, Yves Leterme (CD&V). A droite, le ministre de l'Agriculture, Benoît Lutgen (CDH). Face à eux, une salle pleine comme un œuf. Bastogne, lundi soir. Les agriculteurs sont là. Prêts à écouter la vision des deux hommes. Prêts à débattre avec eux. Le milieu est inquiet. Une des craintes touche à la diversification. A la filière porcine, pour être précis. Un jeune cultivateur met d'emblée les pieds dans le plat : « Quand on parle porc, c'est le holà chez les riverains ! »

Le cochon, un filon à exploiter ? Benoît Lutgen l'admet : la diversification n'a rien d'un exercice facile. Mais il trace une ligne directrice : « nous devons garder la force de notre agriculture, liée au sol. Partir tête baissée vers un modèle intensif serait mauvais ! » Selon lui, le développement de ce secteur doit avoir pour objectif d'apporter un plus au jambon d'Ardenne. « Cela passe par une matière première de meilleure qualité et une augmentation de la durée du séchage. »

Le ministre exclut l'implantation de porcheries aux quatre coins du Luxembourg. «Il est impensable d'en mettre partout. Il est important d'étudier les régions qui seraient susceptibles d'accueillir ce type d'élevage », ajoute-t-il. Entendez : les régions où les porcheries nuiront le moins possible. Il plaide aussi «pour une gestion irréprochable de ces exploitations ». Il y ajoute une autre exigence, de transparence : « Il est nécessaire d’expliquer et d’aller vers les riverains. Plus on attend, plus on cache, plus on crée la suspicion. »

La Flandre, ce n'est pas un secret, est saturée. Son ministre de l'agriculture ne s'en est pas caché. «Nous avons des élevages très intensifs, ce qui cause des soucis. Jusqu'il y a peu, il y avait plus de cochons que de Flamands. Nous avons d'énormes problèmes avec le lisier et les nappes phréatiques », explique-t-il, en insistant surtout sur les aspects négatifs.

L'heure est venue, d'après Yves Leterme, de miser « sur le développement durable, même si c'est dur, l'innovation et la qualité des produits ».

Nicolas Druez
 

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Le Soir 23/05/07

Lutgen n'est pas sur la même longueur d'onde qu'ldélux

Un tollé ! Le projet de création d'une maternité industrielle pour quatre mille truies à Libin - la ferme Rapine - a suscité une levée de boucliers, lors d'une récente soirée d'information (Le Soir du 4 mai).

Pour mémoire, il est porté par Idélux. Le ministre wallon de l'Agriculture, de la Ruralité, de l'Environnement et du Tourisme Benoît Lutgen (CDH) a financé une partie de l'étude de faisabilité. Mais il ne cautionne pas pour autant les conclusions du document. « Il ne tient pas compte d'un certain nombre de critères, comme l'impact et la notion de filière intégrée », indique-t-il. Le Bastognard l’a écrit aux responsables de l'intercommunale.

Benoît Lutgen avait déjà, voici quelques mois, interrogé Idélux. «J'ai posé des questions dons le cadre de l'étude, car j'estimais déjà qu'il manquait des éléments. Je n'ai pas obtenu de réponse... », précise-t-il. Il a donc été surpris par la présentation publique du début de ce mois.

« Mon souhait est d'apporter une réelle valeur ajoutée au jambon d'Ardenne, en misant sur une qualité différenciée. Le porc de plein air est un exemple intéressant. Je ne veux pas agir dans la précipitation », conclut l’intéressé.

 

N.D.

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Le Soir 12/12/06

 Rendeux / Le collège communal refuse un permis pour 1.696 porcs

 Non aux cochons industriels

 LES ELUS ne veulent pas de la porcherie de Warisy. Ils souhaitent une table ronde avec des communes voisines.

 

À CIELLE, les messages placés devant les maisons sont explicites. Les habitants ne veulent pas d'élevage industriel de cochons. photo D.R.

« Elevons le débat ! » Le collège communal de Rendeux a tranché : il n'octroie pas de permis unique au promoteur de la porcherie de Warisy. La famille Defêche veut élever 1.696 porcs, de manière industrielle, à 800 m du village. « Ce projet dépasse le cadre de notre localité, résume le bourgmestre, Benoît Tricot. La problématique mérite une réflexion globale. » La famille peut introduire un recours auprès de la Région. La décision intervient dans un contexte particulier et passionnel : deux autres porcheries de ce type sont dans les cartons, à Cielle et à Petit-Halleux (La Roche). Le tout dans un rayon de trois kilomètres. Le collège échevinal de la cité de Berthe a dit oui pour celle de Petit-Halleux. Il fera de même avec la demande de l'agriculteur de Cielle. Des recours de riverains sont pendants à la Région.

Les autorités rendeusiennes ont une approche différente. Priorité à l'information et à la concertation. La semaine dernière, le bourgmestre a réuni la population - le promoteur y a défendu son dossier -, la commission consultative d'aménagement du territoire (CCAT) et le conseil communal, à huis clos. Les élus ont, vendredi soir, adopté une motion de trois pages. Le document définit, dans le détail, leur position, et celle du collège.

«Nous avons déjà cinq exploitations en activité dans les communes limitrophes, explique Benoît Tricot. A cela, il convient d'ajouter deux autres projets, à Marche et à Erezée. Nous arrivons à un total de dix, soit plus de 12.000 bêtes. N'est-il pas normal de s'interroger sur l'effet cumulatif ? » Le bourgmestre souligne une aberration, dans la réglementation actuelle : «La taille de ces exploitations se situe sous le seuil nécessitant une étude d'incidences. Donc, même dans un territoire limité, l'impact sur l'économie, l'environnement, etc., ne sera jamais évalué. »

Selon le collège échevinal, « il est difficile, voire impossible, d'assurer une surveillance et un contrôle aisés des épandages». Un autre point vise celle qui est derrière ce secteur, l'industrie agroalimentaire flamande : « Cette filière fait appel à un intégrateur, c'est-à-dire à un installateur/marchand. La dépendance de l'exploitant est quasi totale, ce dernier n'étant pas propriétaire des cochons. Les emprunts sont par contre à sa charge. Le risque de perte de rentabilité est d'autant plus réel en cas de marché défavorable. »

Le conseil ne ferme cependant pas définitivement la porte. « Nous sommes favorables à une agriculture différenciée, comme la filière Porcs qualité Ardenne. L'offre est inférieure à la demande et les débouchés plus stables », assure le bourgmestre. Il va organiser une table ronde avec les communes de Marche, La Roche, Hotton, Erezée, Manhay et Tenneville. « Comme on est au début du phénomène, on peut essayer d'anticiper et de proposer des solutions. On est en plein dans notre rôle de mandataire local ! »

NICOLAS DRUEZ
 

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Le Soir 12/12/06

« On va continuer à mobiliser»

Depuis quelques semaines, une association se mobilise contre les porcheries industrielles. Son nom : Pro Arduina Nostra. Guy Hardenne la préside.

« Que vous inspire ce « non  ?

Si nous n'avions pas fait une lettre ouverte, la réunion d'information n'aurait jamais connu un tel succès. On est satisfait du refus. Ce n'est pas fini pour autant, car il existe un autre pouvoir de décision, la Région. Nos politiciens régionaux doivent agir. Le Luxembourg est en train de devenir le ventre mou de l'industrie agroalimentaire flamande.

Les deux communes sont voisines. Mais le dossier a été géré différemment.

Oui. Le bourgmestre rochois a décidé tout seul dans son coin. Je ne comprends pas comment un mayeur ne s'arcboute pas sur sa population ! Nous continuons à réclamer une consultation. C'est dans le programme électoral de sa liste : si 100 personnes en expriment le souhait, il a promis d'organiser une consultation sur tout sujet d'intérêt communal.

Quelles autres actions comptez-vous mener ?

Nous informerons encore la population et sensibiliserons le monde politique, à tous les niveaux de pouvoir. »

Propos recueillis par

N.D.

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Dernière mise à jour le : 03 mars 2011.