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La Roche et Rendeux
Janvier 2007
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INFORMATIONS
En Wallonie, les cultivateurs à qui on ne cesse de répéter qu’ils doivent
diversifier leur production sont de plus en plus nombreux à opter pour la
filière porcine.
C’est ainsi qu’en Province du Luxembourg près de 50 dossiers sont aujourd’hui en
gestation dont 4 au sein de notre commune.
On peut bien évidemment le regretter.
Il n’empêche que c’est un fait qu’il faut essayer de gérer au mieux.
En schématisant, on peut considérer qu’il y a en fait trois manières de réagir :
· La première, c’est de dire « non » à tout dossier de porcherie.
· La deuxième, c’est de distinguer les porcheries axées sur l’engraissement des
porcheries axées sur l’élevage et de n’accorder le permis que pour les secondes.
· La troisième, c’est de mettre en avant le lieu d’implantation et de n’accorder
le permis qu’aux porcheries qui sont éloignées du village.
La première solution, à savoir refuser tout permis pour une porcherie, est
évidemment la plus facile et la plus confortable. Si nous ne l’avons pas
retenue, c’est parce que, comme expliqué le mois dernier, nous n’avons pas la
maîtrise complète du dossier puisque le Gouvernement wallon intervient en degré
d’appel.
A ce propos, j’ai interrogé le Ministre Antoine qui est compétent en la matière
et qui m’a répondu que jusqu’à présent, dans 33 % des cas, il avait accordé le
permis après que la commune l’ait refusé se conformant systématiquement à l’avis
de son administration.
Sachant que tant à Petit-Halleux qu’à Cielle, le souhait des deux cultivateurs,
pour des raisons financières parfaitement compréhensibles, était de s’installer
à proximité immédiate du village, pouvait-on raisonnablement courir le risque de
dire « non » en sachant que statistiquement il y avait « une chance sur trois »
que le Ministre casse notre décision et octroie le permis.
La deuxième solution est quant à elle sympathique puisqu’il s’agit de refuser
l’engraissement pour privilégier l’élevage.
Mais en termes de nuisance est-on certain que l’élevage est moins problématique
que l’engraissement?
J’ai eu personnellement l’occasion de visiter ces deux types de porcherie et ma
conclusion est que dans les deux cas les nuisances sont réelles lorsqu’on se
situe à proximité.
La troisième solution, qui est celle que nous avons retenue, consiste à prendre
comme critère de décision l’éloignement par rapport au village ; la distance
minimale exigée étant de 300 mètres .
Les opposants à cette manière de faire avancent comme argument que la porcherie
en tant que telle n’est pas la seule source de nuisance dans la mesure où il y a
aussi les effluents et le trafic.
C’est vrai. Il n’empêche qu’à tout prendre si la porcherie doit voir le jour, il
est préférable qu’elle soit éloignée du village que proche de celui-ci.
Quant aux effluents, ils constituent un réel problème ; raison pour laquelle
nous avons imposé l’enfouissement du lisier ce qui est de nature à réduire
considérablement les nuisances.
Cela dit, je voudrais encore attirer l’attention de chacun sur le fait que le
lisier est susceptible de venir de porcheries parfois très éloignées de la
commune ; porcheries sur lesquelles nous n’avons aucune prise contrairement à
celles qui seraient implantées au sein de notre commune et auxquelles nous
pouvons imposer l’enfouissement ; ce que nous avons fait.
Il n’en reste pas moins que le lisier suscite la crainte.
Aussi avons-nous décidé d’organiser une réunion d’information sur le sujet. Nous
y aborderons notamment les thèmes suivants :
· La directive européenne « Nitrate »,
· Le rôle de l’asbl « Nitrawal » et de l’Office wallon des Déchets, les
contrôles, les sanctions, les risques, …
Le lieu et la date de cette réunion vous seront communiqués par un toutes-boîtes.
La Roche et Rendeux
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