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Le porc industriel n'est plus le bienvenu à La Roche. Le collège fait machine arrière sur les élevages industriels. L'ASBL Pro Arduina Nostra est satisfaite de cette évolution. Ils ont été les invités de dernière minute, pour ce conseil du 30 décembre. Qui ça? Les cochons et les volailles! Depuis le soutien de la commune à deux projets de porcherie industrielle (Halleux et Cielle). Une vague de protestation est née. Les deux projets n'ont pas abouti. Le problème n'est pas clos pour autant. "Aujourd’hui, il n’y a pas de dossier sur la table, et nous pouvons prendre de la distance. À l'époque, nous avons géré dans l'urgence et on a certainement commis des erreurs"', indique le maïeur, Jean-Pierre Dardenne. La "prise de distance" s'assimile à un virage à 180 degrés. Luc Guissard, ingénieur agronome, a été chargé de mener la réflexion. " Nous avons essayé de concilier les intérêts parfois divergents entre agriculteurs et riverains", résume-t-il. Objectif: en finir avec les élevages industriels, tout en laissant la porte ouverte à la diversification. Les conditions imposées seront plus drastiques : un minimum de 300 m avec les habitations pour le bâtiment, la suppression de la classe 1 (grands élevages) et l'interdiction de produire du lisier. On irait vers la qualité différenciée et la labellisation. La minorité y voit d'abord une tentative de la majorité de redorer son blason. Bref, une courbe rentrante. " C'est trop light, comme cadre » réagit Nicolas Dalaidenne, qui propose au nom de son groupe Décidons d'être encore plus restrictif et de supprimer la classe 2 (NDLR, jusqu’à 2000 porcs)." Avec 5oo porcs, on peut avoir une activité rentable", garantit Jean-Luc Pierre. L'opposition s'étonne par ailleurs qu'aujourd'hui, on sollicite son avis. Dans le public. Guy Hardenne, président de l'ASBL Pro Arduina Nostra, salue la démarche:" Nous n'avons rien à redire si cela va, par exemple, vers le Porc Qualité Ardenne. On ne peut qu'applaudir. » Le texte sera adopté lors d'un prochain conseil, le temps de permettre à l'opposition de plancher dessus. Jean-Pierre Dardenne a cependant déjà refusé d'interdire les établissements de classe 2." C’est se moquer des agriculteurs, ca. Autant leur dire de travailler à l'usine". conclut-il. « NICOLAS DRUEZ ZOOM Les parkings payants en centre-ville Tous les emplacements de parking du centre-ville seront bientôt payants. Le point a été débattu mercredi soir, mais Jean-Pierre Dardenne avait déjà annoncé ses intentions dans le bulletin communal. " Nous sommes ici pour en discuter et c'est déjà réglé à l'avance", déplore Jean-Luc Pierre. Victor Forgeur enfonce le clou: " On nous prend pour des cons!". La minorité regrette une absence de réflexion globale, en la matière. " Chaque mois on vote un truc, et puis on revient dessus", en sourit presque Valérie Colin, L'idée est donc d'augmenter le nombre de places payantes dans l'hyper centre. C'est-à-dire, d'ajouter les espaces devant le Spar et sur la droite du quai de l'Ourthe. Les 20 premières minutes seraient gratuites. Des bornes intelligentes seraient ajoutées devant l'église, la Poste et le SI. À l'inverse, le parking des Evets, hors centre, retrouve la gratuité. Le petit train déménagerait lui le long du quai de l'Ourthe. " Nous voulons centraliser à cet endroit le départ des activités touristiques: kayak, quad et petit train «, assure le mayeur. L'exploitant du petit train refuse la proposition, pour l'instant. La minorité Décidons demande un report de six mois, le temps d'être associé à la réflexion. Deux conseillers de la majorité (Bénédicte Defays et Benoît Bourivain) ont aussi sollicité un report. Jean-Pierre Dardenne attend les suggestions de l'opposition... pour le prochain conseil de janvier. N.Dz LA COMMUNE N'AURA POURTANT PAS LE CHOIX La taxe immondices ne passe pas Rejetée! L'augmentation de 25 % de la taxe sur les immondices, pour 2010, n'a pas passé le cap du vote. Résultat ? Sept "non" dans les deux groupes de la minorité, six " oui " et une abstention (Bénédicte Defays) au sein de la majorité. Celle-ci n'étant pas au complet, vu l'absence de Camille Parmentier, le point n'a pas été adopté. Il le sera probablement une prochaine fois. La commune n'a pas le choix, rappelle le maïeur: "La facture est adressée par Idélux". C'est un peu facile, aux yeux de Victor Forgeur (Renouveau). "Idélux a un monopole et décide de tout", précise-t-il. Les membres de Décidons s'en prennent eux au collège, accusé d'imposer la hausse sans la ventiler. « L'argument est un peu court, relève Michel Leclerc. Dans les documents fournis, nous avons chaque fois des chiffres différents.'" Jean-Luc Pierre embraie: " On ne peut pas répercuter les 25% de la même manière, sur tout le monde". Le mayeur a par ailleurs confirmé la suppression de la prime pour le parc à conteneurs. Les 15.000 € récupérés serviront à financer des actions nouvelles. " Les bords de nos routes sont sales. On pourrait, par exemple, imaginer un système de caution pour les canettes ramassées". dit-il. N.Dz Les ambulanciers indésirables Le personnel de l'ambulance (AMU) n'a pas été invité au repas de la commune, début janvier, contrairement à d'autres ASBL (Bambinerie et complexe sportif) et aux pompiers. Selon Jean-Pierre Dardenne, l'association ne reflète pas la représentation du conseil - la minorité Décidons y détient... la majorité. "Vous avez décidé que cette ASBL était indépendante de la commune", justifie-t-il. Un argument inacceptable et déplacé, pour le conseiller et ambulancier Roger Pereaux, ainsi que pour...Bénédicte Defays, qui a marqué sa désapprobation. Et les pompiers, qui dépendent de Marche ? " On a peut-être eu tort de les inviter", ajoute le maïeur. Ambiance... N.Dz
########################################################################################################################### HOTTON PORCHERIE Fronville: enquête bientôt bouclée La semaine passée, le conseiller d'opposition, Jacques Chaplier (Entente communale), s'étonnait de voir qu'une enquête administrative à propos de la porcherie de Fronville (1.299 bêtes) n'avance guère. Les travaux de construction sont à l'arrêt, pour un problème de bornage, mais le promoteur du projet est suspecté d'avoir déclaré des terrains agricoles qu'il n'exploite pas. Où ? Au camp militaire de Marche-en-Famenne. Une plainte a été déposée et une enquête a été ouverte au sein d'un département du ministre Benoît Lutgen (CDH). Son examen traîne, à en croire Jacques Chaplier. "Qui protège qui? ", lance-t-il. Contacté, le ministre indique que l'enquête va être clôturée dans les prochains jours. Le dossier a suivi un cours normal. Ensuite, le rapport sera envoyé... au ministre de l'Aménagement du territoire, Philippe Henry (Ecolo). C'est à lui qu'il appartiendra éventuellement de prendre attitude en fonction des résultats. Par ailleurs, le collège échevinal de Hotton, qui est accusé par l'Entente communale de couvrir certaines illégalités, réfute en bloc les propos de Jacques Chaplier. " Nous, on s'occupe uniquement du volet urbanisme, et toute la procédure a été respectée", assure la bourgmestre, Françoise Jeanmart (PS). Le dossier sera évoqué en collège, en fin de semaine. « N.DZ ########################################################################################################################### HOTTON PORCHERIE Les travaux à Fronville attendront
A peine commencés, déjà
arrêtés
?
Une certaine confusion a régné, vendredi, au sujet du démarrage des
travaux à la porcherie industrielle de Fronville (Hotton). N.DZ
########################################################################################################################### Frontville (HOTTON) Les premiers travaux dans un climat tendu Le village de Fronville était "aux abois ", hier, dès l'aube. C'est que rue du Ban, Pascal Gillet y allait de ses premiers coups de pelle. 1299 COCHONS
Pour rappel, l'agriculteur a reçu, le 2 février 2009, un permis unique,
sur recours auprès du ministre
Antoine (cdH). Ce sésame lui donnait l'autorisation d'ériger une
porcherie industrielle de 1.299 bêtes destinées à l'engraissement. Jeudi
matin, le terrassement a donc débuté. Au grand désarroi de riverains. CH.TH. ########################################################################################################################### DURBUY AGRICULTURE Oui à 2.100 cochons à Septon
Le
mercredi, c'est jour de Collège à Durbuy. Le moment de prendre toute une
série de décisions. Dont l'une, actée au 9 décembre dernier, fait jaser sur
les hauteurs de l'entité. CHRISTELE THOMAS ########################################################################################################################### SUDPRESSSE
Stop aux poulets industriels Le ministre Philippe Henry veut favoriser des filières de qualité et de proximité Sale temps pour les élevages intensifs en Wallonie. Le ministre Philippe Henry (Ecolo) vient de refuser le permis unique pour un projet de poulailler industriel a Durbuy. Sans doute le premier d'une longue série. Ouvrir une porcherie ou un poulailler industrie ? Cela va devenir extrêmement difficile en Région wallonne, le nouveau ministre wallon de l'Aménagement du Territoire. Philippe Henry, vient de lancer un signal très fort en cassant le permis octroyé par le collège communal de Durbuy à un projet de poulailler pour 38.800 poulets de chair. Les raisons de ce refus? "L'impact paysager. Les exploitants voulaient installer un hangar pour les poulets à 200 mètres du Col du Rideux, un site exceptionnel, l'un des plus beaux des Ardennes dans une zone très touristique " souligne-t-on au cabinet du ministre. FILIÈRE LOCALE DE QUALITÉ Le refus, catégorique et
définitif, fait suite aux recours introduits par des riverain, qui avaient
recueilli près de 600 signatures contre le projet. C'est aussi une réponse aux
trop nombreux projets d'élevages intensifs qui tentent de tourner la
législation en douceur. Sous les 40.000 bêtes, l'étude d'incidence n'est pas
nécessaire. "On nous présente souvent des dossiers avec38.000 ou 39.000
têtes, histoire d'éviter une procédure plus lourde". Nous dit-on, un rien
agacé dans une administration communale. NUISANCES POUR LES WALLONS Bref, s’ils ne sont pas
encore interdits, les élevages intensifs vont avoir beaucoup de mal a se
forger un avenir en Wallonie. DEMETRIO SCAGLI0LA La chasse aux odeurs va être lancée Même si le ministre ne
peut évidemment pas retirer des permis déjà octroyés, il entend également
mettre de l'ordre au sein des nombreux élevages déjà en activité un peu
partout en Wallonie. A l'avenir, les nombreux poulaillers ou autres porcheries
établies sur le sol wallon vont devoir respecter des normes plus sévères,
notamment en ce qui concerne les odeurs. "Nous avons la ferme volonté de
revoir très bientôt les normes sectorielle. Pour l'Instant. la législation ne
dit rien en en ce qui concerne les odeurs causées par ces installations"
précise le cabinet du ministre. (D.SCA) ########################################################################################################################### VIANDE PLUS RENTABLE Bientôt la crise du porc ? Les prix aux producteurs chutent, les prix en rayon moins Alors que, depuis début septembre, le prix du porc ne cesse de dégringoler sur les marchés, passant en moins de deux mois de 1,11€ à 0,95€ HTVA en Belgique, toutes les enseignes ne répercutent pas encore cette baisse sur le prix au consommateur. Après la crise du lait, bientôt celle du porc ? " En deux mois, le prix du kilo de porc vif a perdu pas loin de 20 cents et on parle qu'il diminuerait encore", nous confiait hier Benoît Rixen, chef de projet à la Filière Porcine Wallonne ASBL Une dégringolade qui semble trouver son origine sur les marchés mondiaux, confrontés à une baisse de consommation en Chine, en Russie ou au Japon, notamment. Le parallèle avec la crise du lait est évident. " Mais il y a moins de moyens d'action", estime Benoît Rixen (FPW). " C’est un marché ouvert depuis toujours, il n'y a jamais eu de quotas." AU COMPTOIR, C'EST SELON… Le consommateur profitera-t-il au moins de cette baisse de prix ? Benoît Renkens, notre éleveur, n'a pas vu diminuer le prix du jambon dans les magasins, lui, et se demande pourquoi ? Chez Carrefour, on évoque tout de même une " petite diminution" de prix, qui se répercute plus sur les produits "tranchés" que sur les "élaborés" (hachés, schnitzels, etc.), qui incluent une plus grande part de main-d'œuvre, voire d'autres produits. Chez Delhaize, on nous assure qu'une baisse des prix du porc se traduit d'office par une baisse de prix en rayon, Quant à Rik Renmans, patron de la boucherie du même nom, il souligne que les frais de personnel ont fortement augmenté en janvier dernier (+4.51 %) et que cela n'a pas été répercuté sur les prix non plus. " Cela s'est plus ou moins équilibré. On regarde chaque semaine pour essayer de baisser les prix. Cela pourrait être le cas dans quelques semaines", avance-t-il. » F. CHAFWEHE
Benoit Renkens (à g.) et son frère Gabriel travaillent à perte. ■ LEM
########################################################################################################################### Luxembourg Société HOTTON POLÉMIQUE Pour ses porcs, il prend des terrains à l'armée L'ASBL Pro Arduina Nostra parle de tricherie et a dénoncé les faits à la Justice Pro Arduina Nostra, l'asbl de défense contre les élevages Industriels s'en prend publiquement à un agriculteur de Fronville. Les accusations sont graves. Et pourraient être lourdes de conséquences pour Pascal Gillet Les riverains allaient-ils saisir le Conseil d'État ? Non. L'idée est abandonnée, faute d'éléments. C'est toutefois lors de l'examen de leur éventuel pourvoi qu'ils soulèvent un lièvre. Guy Hardenne, de l'asbl, décortique: en gros, le fermier ferait un usage assez curieux de certains terrains. 26 HECTARES DE FRAUDE Chaque année, tout agriculteur est tenu de remplir une déclaration de superficie, faite sur l'honneur, pour prétendre à certaines primes régionales et européennes. Après recoupement de différentes sources, l'association affirme que Pascal Gillet s'est attribué des parcelles dont il n'est ni gestionnaire, ni propriétaire, d'autant plus qu'elles se situent en zone militaire, à l'arrière de son exploitation. Il s'agit d'une fausse allégation. " Sur cette zone, sont d'ailleurs implantées des zones de tir pour les militaires. On a chiffré l'étendue de la fraude à 26ha, dont certains à haute valeur biologique, d'où des aides accrues", détaille Marc Ménage, de PAN lui aussi. Auxquels il ajoute 10ha de terrains appartenant à des privés et qui n'avaient pas été prévenus de la démarche. Toujours selon l'asbl, ces superficies sur lesquelles l'agriculteur n'a aucun droit, auraient été englobées dans la demande de permis unique pour la porcherie. " Le dossier a été faussé dès le départ. On peut parler de fraude et d'argent détourné, sans respect des règles ni d'autrui", poursuit Marc Ménage. L'association, en collaboration avec Inter-Environnement Wallonie, a confié le scénario à son avocat, Me Patrick Buysse du barreau de Narnur. Qui a dénoncé les faits au ministère Antoine, au Service des aides à l'agriculture de Ciney et au Parquet de Marche. PAN envisage également de se constituer partie civile.
ZOOM Le cabinet du ministre Antoine, au courant de l'affaire, a demandé un rapport à son administration. Rapport toujours à l'étude. Le ministre pourrait-il revoir sa copie et retirer le permis à Pascal Gillet pour sa porcherie ? « C’est rare, développe-t-on à Namur. Il faudrait alors des arguments en béton". Au Service des aides à l'agriculture de Ciney, on révèle qu'en cas d'irrégularité dans une déclaration, sur base de preuves, des sanctions peuvent être prises. Et parfois d'ordre financier, proportionnellement à l'infraction. L'AGRICULTEUR Hier, nous avons tenté de contacter Pascal Gillet. Celui-ci se trouvait au chevet de son épouse, en instance d'accoucher. C'est son père, Louis Gillet, qui a répondu à nos questions. "Mon fils déclarait ces terrains bien avant que cette affaire n'éclate. Ils lui avaient été attribués, il en avait le droit. En tout cas, il était très embêté lorsqu'il a appris avoir commis une erreur". Les critiques de l'ASBL ? "C’est facile d'ergoter, d'être méchant On ne se rend pas compte de la vie difficile d'un agriculteur" CH.TH Questions au major… JEAN-LOUIS STILMANT, COMMANDANT DU CAMP
CH.TH. Comment avez-vous eu vent de l'imbroglio ? Qu'avez-vous fait ? L'avez-vous rencontré ?
########################################################################################################################### NASSOGNE GROGNE Grune: non à la porcherie!
N.HN « Nassogne, havre de pets », « Un village, une porcherie » Devant l'administration communale de Nassogne, les calicots fleurissent. Ce vendredi, peu après I8h30, plus d'une centaine de personnes se sont rassemblées pour manifester contre le projet de porcherie industrielle de Grune. Enfants, ados, adultes, aînés, la manifestation n'avait pas d'âge. En 2007, déjà une demande de permis unique pour la construction d'une porcherie d'élevage intensif de 1547 porcs à l'engraissement avait été introduite par l'un des agriculteurs de la localité. A l'époque, la commune et la Région wallonne avaient donné un avis défavorable. La loi a depuis changé. Et en février dernier, l'agriculteur a relancé sa demande de permis unique pour un projet revu à la hausse. La porcherie accueillerait, cette fois, 1611 porcs sur caillebotis au même endroit. A cela viendraient s'ajouter une citerne à lisier, 4 silos tour, une citerne d'eau de pluie, une cabine électrique et le forage d'un puits. " Nous savons que la commune vient de rejeter le projet", signale Alain Guillaume, porte-parole des opposants. « Mais ce dernier a été envoyé à la Région wallonne. Nous voulons attirer son attention." Au-delà de l'opposition à ce projet industriel unique, c'est toute la politique en la matière que les manifestants aimeraient voir changer. ■ N.HN
########################################################################################################################### LA ROCHE POLÉMIQUE Porcherie de Cielle: ce sera non Comment traiter, une heure durant, d'un dossier qui repose actuellement sur du vide: aucune demande de permis introduite, ni de terrains concernés. Pour Jean-Luc Pierre, conseiller de la minorité rochoise, cela s'appelle de la supercherie. " Il y a 3 ans, on n’organise pas de réunion alors qu’il y a un projet défini. Ici, on nous invite bien qu'il n'y ait rien de déposer à l'urbanisme. C'est Kafka ! Du pur bluff ! Le Collège vient juste pour redorer son blason." Applaudissements nourris. Lundi soir, le ciel était à l'orage du côté de Cielle. En cause, un débat organisé par le bourgmestre rochois, portant sur l'éventualité de voir ériger une porcherie industrielle en plein cœur du village, unité portée par un agriculteur du cru, Jean Gillet. "Nous espérions qu'il avait renoncé à son projet", dira d'emblée Jean-Pierre Dardenne. " En vain. Selon ses dires, il souhaiterait implanter l'élevage à proximité immédiate de son exploitation. Il a en tout cas marqué son intention, sans plus. " Jean Gillet a été galvanisé dans sa démarche par le sésame octroyé par le ministre Antoine à un projet identique à Fronville, malgré le refus de l'administration locale. Toujours est-il que la position communale rochoise est claire: si la porcherie se trouve à moins de 300m de l'habitat, ce sera non. " Mais au vu de ce qui s'est passé chez nos voisins, où il y a un ministre influant par définition, ce refus ne pourra clôturer définitivement le dossier. Oui, j'ai commis une erreur en n’organisant pas de réunion en 2006. Mais maintenant, c'est à vous, habitants, à prendre une décision." Cette dernière phrase du maïeur a fait mouche. Certains ont cru à une prise d'otages. " Vous dites tout et son contraire", a embrayé Guy Hardenne, président de l'ASBL Pro Arduina Nostra. " Il y a 3 ans, les villageois voulaient vous avoir à leurs côtés. Et aujourd'hui, ce serait à eux à prendre les rênes? Nous n’irons pas négocier. Dans l'Ancien Testament, cela se dit 's'en laver les mains', Monsieur le bourgmestre." J-P.Dardenne: " Pas con à ce point" Jean Colla, riverain, a lâché le 1er l’argument des Régionales. "Votre réunion est pré-électorale. Vous faites bon enfant, séduisant devant l'investisseur. Et aujourd'hui, face à la menace, vous devenez démocratique." Un autre ajoute: "Je viens de loin, plus de 70 km. Et j'ai l'impression d'être à une séance de campagne. " Réponse de J-P.Dardenne: "Je n'imagine pas gagner une seule voix en abordant ce thème. Je ne suis pas con à ce point! Et vous ne pouvez pas me reprocher de vous avoir réunis aujourd'hui." " Les agriculteurs se moquent de nous " Déposera, déposera pas? Comme souvent, les villageois sont repartis sans précision de la part du porteur de projet. Bien que cela se fasse dans les communes voisines, à La Roche, aucun agriculteur n'a jamais daigné expliquer son projet en public. Et n'y a d'ailleurs jamais été invité par le Collège. "J'ai à chaque fois l'impression que vous venez défendre les dossiers à leur place. Mais comme Guy Poncin à Halleux, J.Gillet s'amuse. Ils se moquent de nous. Et ils ont réussi leur coup!", s'est insurgé Guy Hardenne. "A Cielle, il ne fait qu'embêter son monde", a poursuivi Jean Colla, riverain. J-P.Dardenne a refusé ces arguments. Tout en avouant qu'il y a de la place pour ce type d'élevage dans le Luxembourg belge. "On a la densité de population la plus faible du Royaume. Il y a donc des endroits où accueillir une porcherie est acceptable." CH.TH ########################################################################################################################### CIELLE (LA ROCHE) PORCHERIE Récupération électorale ?
Dans les Fourons, on appelle ça un carrousel. En Ardenne ? Les
synonymes ne manquent pas. Après quelques mois de retour au calme,
du moins en apparence, un dossier de porcherie industrielle
déferle de nouveau sur la vallée de l'Ourthe, en particulier
l'entité rochoise.
IL SE POURRAIT QUE NOUS ASSISTIONS À UN NUMÉRO D'ÉQUILIBRISTE Et décide d'introduire un nouveau projet. Ayant eu vent d'une décision du ministre Antoine d'octroyer un permis pour une porcherie à côté d'une zone d'habitat à Melreux (Hotton), il a décidé de revoir ses plans, et de choisir comme nouveau lieu d'implantation un terrain situé à proximité immédiate de son exploitation. En lieu et place de l'extérieur du village. L'homme tente sa chance. Les habitants, eux, fourbissent de nouveau leurs armes. A leur tête, l'ASBL Pro Arduina Nostra (PAN). Qui, ce vendredi matin, dépose dans les boîtes rochoises, une lettre ouverte. Ceci à l'aube d'une réunion d'information sur ledit projet, fixée à ce lundi, 19h30. L'association accuse. Le dernier passage de Jean-Pierre Dardenne à Cielle date d'août 2006 lors de la fête du village. Les élections communales venaient de se dérouler. J-P.D. avait insisté auprès de Jean Gillet pour que son projet soit déposé après ces élections et la fête. Et c'est la demande de permis soigneusement enfouie dans sa poche qu'il était venu boire le verre de l'amitié. Depuis lors, pfutt. Plus de J-P.D. si ce n'est par l'intermédiaire de bulletins communaux ou par lettres ouvertes interposées. La dernière en date, à la limite de l'insulte, caricaturant les habitants de Cielle dans la catégorie des gens ...dont le seul objectif est de ne pas être dérangés dans leurs petits conforts douillets. Les membres de l'ASBL développent: Aujourd'hui, il est mû par le ressort périodique des campagnes électorales. (...) Il se pourrait bien que lundi, nous assistions à un numéro d'équilibriste en vue de récupérer quelques voix tout en venant soutenir que seul le ministre Antoine est responsable de tous les maux. Ambiance ! CH.TH. ########################################################################################################################### Courard annule une décision communale Le village de Cielle ne veut pas d'une porcherie!
Accepter pour mieux négocier. On se souvient de la prise de
position, étonnante pour certains, du bourgmestre Dardenne dans
les dossiers d'installation de porcheries industrielles sur sa
commune. CHRISTELLE THOMAS ########################################################################################################################### HOTTON POLÉMIQUE A Monteuville, on vit cloîtré Les odeurs pestilentielles de la porcherie indisposent les villageois. Ils en ont marre!
"A Monteuville ? Cela ne sent plus. Je n'ai plus de réclamations."
Lundi soir, fin de conseil communal. En quelques mots, Françoise
Jeanmart, la bourgmestre, a réussi à lever un vent de tempête dans
le public. « JE DEPRIME » D'autres vont plus loin. Trois riverains de longue date ont déjà pensé au déménagement, « Je n’en peux plus. Je baisse les bras. J'en fais même de la dépression", clame cette maman. Tous, d'une même voix, ont l'impression insupportable que personne ne daigne mettre l'exploitant de la porcherie devant ses responsabilités. "On nous dit de nous taire, que c'est le prix à payer pour vivre à la campagne. Non ! Mais qu'on fasse au moins quelque chose", s'irrite ce retraité. Cet énervement, il est de même teneur sur le Plein de Holset, enclave durbuysienne dans Monteuville. "Heureusement, notre bourgmestre. Philippe Bontemps, a écrit à Philippe Courard pour lui signifier que nous étions nous aussi touchés" Ces gens, quels qu'ils soient, sont tous atteints dans leur bien-être "Je ne veux plus qu 'on m'en parle", nous a-t-on confié, les larmes aux yeux. Attention, population fragilisée.
CHRISTELLE THOMAS Le ministre Philippe Courard voit rouge " LA FERMETURE DE L'ÉLEVAGE, S'IL LE FAUT!"
"Que fait la commune pour supprimer les odeurs de la porcherie ?
Rien !"
Cet argument, il a sans cesse été répété par tous les riverains qui
nous ont ouvert leurs portes cette semaine. Ils ont tous
l'impression de se battre contre des moulins à vent. "Je ne sais
pas que cela continuait. Je les comprends", développe Françoise
Jeanmart. Suivie de près par son bourgmestre en titre. Philippe
Courard. ########################################################################################################################### HOTTON PORCHERIE INDUSTRIELLE Non aux 1.299 cochons à Fronville
Le Collège hottonnais, réuni mardi en soirée, a dit non. Non au projet
de porcherie industrielle visant le village de Fronville. CH.TH. ###########################################################################################################################
HOTTON CONSEIL COMMUNAL
19h25. Une citoyenne
se fait entendre :"Je conseille à nos politiciens d'engager des
logopédes pour apprendre aux cochons à voter aux prochaines communales.
Ils seront bientôt plus nombreux que les habitants. " • CHRISTELLE THOMAS ########################################################################################################################### JEUDI 6 MARS 2O08 -SUDPRESSE
CONSOMMATION
A LA BOUCHERIE Viande: hausse étonnante L'agriculteur, qui paie plus cher pour nourrir l'animal, ne gagne pas plus
Depuis
2002, le consommateur paie toujours un peu plus sa viande Étonnamment
l'agriculteur, lui, ne vend pas ses bêtes plus cher. RETOUR AUX FARINES ?
Sur
son site, la Fédération wallonne de l’Agriculture (FWA) dénonce la
situation actuelle: "Il est clair que les intermédiaires au niveau de
la transformation et de la grande distribution portent une responsabilité
majeure dans cette évolution irrationnelle des prix à la consommation
", peut-on y lire Et la FWA révèle que des études sont actuellement menées
pour "atténuer la gravité de la situation vécue au niveau des
producteurs " Et d'ajouter que, parmi les moyens évoqués pour diminuer
les coûts de production, certains n'ont pas hésité à évoquer la
possibilité de réautoriser les farines de poisson, ce qui pourrait se
faire, ou animales, ce qui semble heureusement exclu.
LES PRIX EN DÉBUT DE CHAÎNE ET DANS L'ASSIETTE (PAR Kg)
########################################################################################################################### La Roche / Pro Arduina monte une nouvelle fois au créneau La grogne, encore et toujours, contre les cochons Pas de trêve estivale pour les cochons ! Dernier acte en date, la sortie de l'ASBL Pro Arduina Nostra, Ses représentants tiennent à réagir, quelques jours après le dernier conseil communal de La Roche. Les élus ont, sans les voix de la minorité, émis un avis favorable sur l'extension du réseau électrique vers la future, porcherie de Cielle (1.500 bêtes). A cette occasion, le bourgmestre Jean-Pierre Dardenne (Avec Vous) a rappelé son point de vue : il n'est pas favorable à ce type d'implantation. Mais le mayeur préfère négocier un site avec un porteur de projet, plutôt que de voir, en cas de recours, la Région imposer un endroit. « Cet argument selon lequel la commune n'a aucun pouvoir n'est pas défendable », assure Guy Hardenne, le président de l'association. « Le collège échevinal peut dire "non''. Tout comme il a le pouvoir d'imposer des conditions d'exploitation, en matière de rejet, de caillebotis, d'épandage... ». Il relève également qu'un feu vert des administrations en première instance ne fige pas tout le reste de la procédure. « Dans le cas de Rendeux, lorsqu'il y a eu recours, l'administration a soulevé de nouveaux points. Des porcheries, il en faudra. Mais pas dans une région touristique et vulnérable ». Aux yeux de l'association, les autorités locales négligent des arguments comme les odeurs, le lisier, etc. « Pourquoi ne sont-ils jamais abordés dans les discussions ? On se limite à évoquer la localisation, en dehors du village », s'interroge Bernadette Querelle, membre de Pro Arduina Nostra. Une autre cheville ouvrière de I'ASBL, José Layon, s'étonne du décalage entre la position rochoise et celle des entités voisines. « Partout ailleurs, des porcheries ont été refusées. A La Roche, le permis est accordé alors que les projets pour une meilleure sauvegarde de l'environnement sont nombreux : contrat de rivière, parc naturel Natura 2000... ». • Nicolas Druez ########################################################################################################################### LA ROCHE : Conseil Communal "Encore une loi Jean-Pierre Dardenne " Pour le bourgmestre, l'AMU est hors la loi. Il est prêt à lui couper les vivres. La minorité s'insurge. AMU. Trois lettres qui peuvent sauver une vie. Trois lettres pour " Aide Médicale Urgente". Un service nécessaire, pour ne pas dire essentiel, dans les communes rurales. La Roche a son AMU. Elle est présidée par Michel Leclerc (PS), premier échevin lors de la précédente législature, aujourd'hui porte-voix de la minorité "Décidons Ensemble". Mercredi soir, le compte 2006 de son équipe était présenté, avec un boni de 9.143€ pour une intervention communale de 9.160€. On aurait pu en rester là. C'était sans compter sur l'annonce faite par le bourgmestre Dardenne (MR) de créer une nouvelle asbl, à vocation sociale identique. Dans la salle, la stupéfaction gagne les rangs. "Pourquoi ? Parce que votre service ne respecte pas la loi. Pour l'assemblée générale, celle-ci prône une représentativité à la proportionnelle du conseil communal. Ce qui n'est plus le cas ", décortique le maïeur. " Encore une loi Dardenne !", coupe Victor Forgeur (minorité Renouveau). Le Libéral rétorque que " la loi est avec nous. On ne peut plus cautionner une ASBL qui ne la respecte pas. La majorité est même prête à aller plus loin : ne plus accorder le moindre euro à ce service !" Pour Jean-Luc Pierre (DE), la coupe est pleine. Et de parler de chantage politique alors que c'est le bourgmestre lui-même qui a demandé à changer les statuts. Il regarde droit dans les yeux Camille Parmentier et André Moussebois, les deux administrateurs de la majorité au sein de l'AMU, et leur lance: "Bravo! Vous prenez nos citoyens en otage. " Non, répond Jean-Pierre Dardenne. Non parce que le nouveau service aura le même objectif sanitaire. " Et le jour où vous n'aurez plus d'argent, nous serons là !" L'agrément ? Michel Leclerc, agacé, est prêt à le rendre car il est... incessible ! Victor Forgeur reprend, avec l'assurance de celui à qui on ne la fait pas : "Quelle démagogie. Quel abus de pouvoir, partout où tu passes. Tu enterres l'AMU. Pourquoi ? Parce que tu en veux juste sa présidence. " Le maïeur ne répondra pas. «
CHRISTELLE THOMAS Porcheries: la majorité huée
Un
public fourni s'était : déplacé pour le point relatif à l'extension du
réseau électrique sur domaine public dans le cadre de la construction
d'une porcherie à Cielle. Jean-Pierre Dardenne a rappelé la position de
son Collège, favorable non seulement à ce chantier d'alimentation, mais
également au dossier agricole dans sa globalité.
########################################################################################################################### Aujourd'hui ÉLEVAGE ET ENVIRONNEMENT CE QUE PRÉCONISE LA PROVINCE Porcheries: pas n'importe quoi! Face au nombre de projets, comment les intégrer?
On comptabilise 21 projets d'installation d'élevage de porcs, principalement dans le nord. D.M. Face au nombre important de demandes de permis d'installation de porcheries, principalement dans le nord de la Province, l'autorité provinciale a voulu faire le point et exprimer quelques recommandations. Le nombre important de demandes de permis d'installation d'une porcherie ou d'un poulailler à de quoi faire réfléchir. Sur l'ensemble du territoire provincial, on comptabilise 21 projets d'installation d'élevage de porcs et deux d'élevage de volaille et ce principalement dans le nord. Économiquement, ce n'est pas négligeable. Cependant, au sein même des communes où seule l'autorité communale est apte à délivrer ou non un permis, les habitants montent vite au créneau comme on a pu le constater contre le projet de centre de naissage porcins de la "Ferme Papine" à Transinne. INVENTAIRE " La Province n'intervient plus dans les procédures de délivraison de permis", précise le député provincial à l'Agriculture, René Collin. " Cependant, le développement d'une agriculture de qualité et la valorisation du territoire provincial dans le cadre du développement durable sont des préoccupations provinciales." Interpellé par les bourgmestres, le député provincial en collaboration avec le Département d'Économie Rurale et la Division Agri-développement du Centre d'Économie Rurale a réalisé un inventaire de ce qui existe sur la province en matière d'élevages porcins et avicoles et a formulés quelques recommandations "sur la manière de favoriser dans notre province, à la fois la consolidation d'une agriculture de qualité, la préservation de notre environnement et le renforcement de l'attractivité de nos terroirs." Tout un programme, sans pour autant passer outre l'autorité des communes qui, elles, connaissent leurs spécificités et à qui appartient la décision finale de délivrer ou non un permis. SÉBASTIEN LAMBOTTE
Les techniciens du DER-CER ont dénombré 31.047 porcins répartis dans 47 élevages. Actuellement 21 demandes d'installations sont en cours. Ils concernent près de 30.000 porcs. De quoi effectivement s'interroger. La législation régionale prévoit des normes en termes de production annuelle d'azote d'effluents définies par catégories animales. Pour notre province, l'étude estime actuellement cette production à 21.000 tonnes. Sa capacité totale d'épandage d'effluents pourrait être d'environ 32.000 tonnes d'azote. "Théoriquement", il existerait donc une capacité supplémentaire de 11.000 tonnes. Virtuellement, celle-ci correspond à un possible accroissement du cheptel bovin de 220.000 unités ou à 1.400.000 porcs à l'engrais supplémentaires, ou encore des places pour 18 millions de poules pondeuses.
QUEL TYPE D'ELEVAGE? Raisonnable et diversifié
Il y aurait donc théoriquement, beaucoup de place pour accueillir de nouveaux élevages dans notre province (voir encadré). " Il y a effectivement des possibilités d'étoffer la diversification du secteur agricole", précise René Collin. " Mais pour chaque projet, il faut prendre en compte la réalité du terrain par rapport aux chiffres émis. Il faut pouvoir respecter le voisinage, prendre en compte les nuisances, se limiter dans la taille des exploitations, etc." Une diversification possible grâce à la prise en compte de différentes contraintes que le député provincial a énoncées et qu'il veut constitutifs d'un cadre politique d'analyse des projets déposés. 1. Dialogue. " Il y a lieu de veiller dans chaque commune à un dialogue permanent et constructif entre les agriculteurs d'une part et la société d'autre part. " 2. Agriculture raisonnée. "Les caractéristiques de notre province et de nos entreprises doivent nous amener à privilégier la voix d'une agriculture raisonnée", précise-t-il. " Elle n'est pas l'agriculture hyperspécialisée de grande taille dont la vocation serait de tenter de produire au coût le plus bas. Elle n'est pas non plus celle de l'agriculteur qui pourrait se contenter d'un petit lopin de terre." 3. Diversification agricole. " Le développement des diversifications porcines et avicoles doit d'abord s'inscrire dans la diversification des entreprises existantes. L'agriculture ne doit pas échapper aux agriculteurs." Autrement dit, il faut privilégier une agriculture familiale de taille moyenne et de qualité au cœur de la province de Luxembourg" portée par des agriculteurs déjà en place. Voila le cadre. Aux communes de trancher par la suite, sur base ou non de ces principes. Par ailleurs, ceux-ci sont accompagnés de dix recommandations concrètes qui devraient aider les communes à mieux jauger les projets.
S.L ########################################################################################################################### Quand le maire... claque la porte « Je clos la séance ! » Jean-Pierre Dardenne a tapé du poing sur la table, puis s'est levé et est parti. Une autre élue a alors donné de la voix. « Tu ne m'impressionnes pas ! Tu ne me fais pas peur ! ». C'était la réplique de Valérie Colin, élue de la minorité "Décidons". Dans la salle, une habitante se fait entendre et adresse un message au mayeur : " Elle est belle, votre démocratie". Le conseil rochois s'est achevé dans la confusion et la tension. Au centre du débat, les porcheries industrielles. Les opposants à ce type de filière, regroupés au sein de l'ASBL Pro Arduina Nostra, ont une nouvelle fois interpellé le collège échevinal. C'est que l'enquête publique sur le dossier de Cielle s'achève. Plus de deux cents réclamations ont été adressées à la commune ! Le collège devrait octroyer le permis. L'association, par la voix de José Layon, a mis l'échevin du tourisme et patron de la maison du tourisme, Guy Gilloteaux, sur le grill. Résumons : vu ses compétences actuelles... ou à venir, quelle sera sa position ? Ne risque-t-il pas, en disant "oui ", de se discréditer ? "Je vais être honnête: ces dossiers me mettent mal à l'aise. Je les redoute", répond l'échevin. "Chacun fait valoir sa conception de l'espace. Mais le jambon d'Ardenne qui n'est pas produit ici, ça pose aussi question." Le bourgmestre rappelle sa philosophie: "Je suis opposé aux porcheries. Mais la commune n'a pas le pouvoir de décision". Selon lui, il vaut mieux négocier avec l'agriculteur, et concrétiser un projet en dehors du village. Sa conception, l'asbl ne la partage pas. « Cela n'a pas de sens », réagit son président, Guy Hardenne. Pour Jean-Pierre Dardenne, une possibilité de recours -et donc un risque-« existera toujours. Je ne veux pas le prendre, quoi qu'il m'en coûte!". Le ton monte. Le public exprime sa désapprobation. Jean-Luc Pierre (Décidons): "Vous pratiquez la désinformation, voire l'intoxication". Sa colistière sollicite également la parole. Valérie Colin demande au mayeur de ne pas la couper. Qui ne se démonte pas. La suite est connue...
NICOLAS DRUEZ ########################################################################################################################### PROVINCE POLEMIQUE Benoît Lutgen veut des porcs de première qualité Ils
sont venus nombreux, lundi soir, pour écouter le ministre Benoît Lutgen (CDH)
et le ministre président flamand, Yves Leterme (CD&V). Le duo a ponctué sa
journée marathon, par une rencontre avec les agriculteurs à Bastogne. N.DZ. B.Lutgen et Y.Leterme se rejoignent : des cochons, oui, mais pas partout et pas n'importe comment. D.M.
########################################################################################################################### PROVINCE PORCHERIES Manifestation en vue
L'ASBL tiendra deux autres réunions, à Beausaint ce 25 mai et à La Roche le
1er juin. CH. TH. Cent cinquante dossiers de porcheries en attente dans la province, selon leurs dires. Et face à ces élevages
industriels, un groupe de pressions DEUX AVOCATS II vient d'ailleurs de s'entourer de deux avocats, pour ester en justice le cas échéant. Son nom : Pro Arduina Nostra. L'ASBL, constituée à 100% d'habitants de l'entité rochoise, s'est formée dans la foulée de la déposition de trois demandes de permis unique, deux à La Roche, l'autre à Rendeux. Depuis, ses membres font entendre leur voix. Pas plus tard que vendredi dernier, ils conviaient la population, à Marcouray, pour faire le point. TRANSINNE INQUIÈTE D'emblée, son président, Guy Hardenne, tend la perche. Non, il n'a rien contre l'agriculteur qui cherche une reconversion; du moins celui qui opte pour une diversification basée sur des produits de qualité. Et de développer les projets de Warisy et de Melreux (refusés par le ministre Antoine), de Petit-Halleux (retour à la case départ suite à une erreur de procédure), de Cielle (dossier incomplet), de Transinne, " le plus inquiétant" d'après Guy Hardenne. PÉTITION Pourquoi? " Parce qu’il semble qu'Idélux et la Province aient succombé aux charmes de l'intégrateur Danis, lui qui n 'a jamais visé la labellisation." La salle, comble, a été invitée à aller plus loin, à l'aube des prochaines élections. En votant, notamment, une pétition en vue d'obtenir, de la part des responsables politiques wallons, une réflexion globale sur les porcheries. Mais également d'inscrire dans le Code wallon, la notion de zone" touristiquement vulnérables ", entre autres pour les deux Ourthes et la Semois, à l'instar des zones « hydrologiquement vulnérables » qui y figurent déjà. Une manifestation publique est également à l'ordre du jour. Et pourquoi pas une interpellation directe ce lundi, lors de la visite d'Yves Leterme à Bastogne. L'ASBL tiendra deux autres réunions, à Beausaint ce 25 mai et à La Roche le premier juin.
CH. TH. ########################################################################################################################### RENDEUX POLEMIQUE Les cochons de Warisy inquiètent Les promoteurs, par exemple, ne signalent pas les zones où le lisier sera épandu
Cielle: les habitants affichent clairement leur opposition au projet ! Une grande majorité de la population ne veut pas du projet de la famille Defêche. Près de trois heures de réunion... Un dialogue souvent difficile et houleux. D'un côté, plus de 150 habitants, essentiellement de Rendeux. De l'autre, la famille Defêche. Le couple d'agriculteurs a l'intention de bâtir une nouvelle exploitation, avec une maison d'habitation, une étable pour bovins et une porcherie industrielle (1.696 bêtes). Le tout en dehors du village de Warizy, à un petit kilomètre. " On ne sait plus s'agrandir où l'on est ", résume Mme Defêche. Le bourgmestre, Benoît Tricot, a préféré consulter, écouter et informer, avant de trancher. Le collège doit rendre un avis, lundi au plus tard. Le mayeur a aussi voulu que le CCAT se prononce. Et puis, une réunion du conseil aura lieu à huis clos, vendredi. " Nous avons toujours suivi l’avis de la CCAT. Si j'organise ces réunions, ce n'est pas pour rien", précise Benoît Tricot. Place, d'abord, à une séance avec les Rendeusiens. Les cochons, la toute grande majorité de la population n'en veut pas. Les participants ont obtenu des réponses à une série de questions, mais pas toutes. « Par exemple, les promoteurs n'ont pas souhaité dévoiler les zones où sera épandu le lisier. Le même flou demeure à propos de l'origine des porcs. D'après l'ASBL Filière porcine, une partie pourrait provenir de Wallonie. Le public n'en apprendra pas davantage. Le charroi, les odeurs, les normes, le contrôle de l'épandage, le forage d'une prise d'eau, bref, les interrogations fusent. Voire les critiques. Des riverains de Cielle et Petit-Halleux, deux villages concernés par deux autres projets, ont fait le déplacement. La concentration des projets, dans un rayon de trois kilomètres, est une autre source de grogne. La famille Defêche essaye de rassurer et avance ses propres arguments. Le mot "confiance", revient souvent. Rendeux est désormais suspendu à la décision du collège échevinal ! N.DZ ########################################################################################################################### ZOOM " Pro Arduina Nostra ", ASBL de pression "Non aux porcheries industrielles". Le slogan de ce toute boîte distribué dans les communes de 'La Roche et de Rendeux mardi est explicite. Il émane d'une nouvelle ASBL, "Pro Arduina Nostra", regroupant des riverains des sites visés par les trois projets et des commerçants. L'objectif est clair: jouer les empêcheurs de tourner en rond. « Cette région est la nôtre. Comment faire pour conserver la fierté d'y appartenir ainsi que la créativité nécessaire à son expansion économique et sociale ? », interrogent les membres. L'ASBL va plus loin, en appelant carrément à la mobilisation.' « La collectivité des concitoyens ne peut rester indifférente » L'appel est développé en deux axes : " Primo, réunissons-nous contre ces projets destructeurs du patrimoine exceptionnel dont nous sommes propriétaires. Secundo, appelons les autorités communales et régionales à prendre, toute mesure pour arrêter l'invasion porcine flandrienne. " Dorénavant, les Collèges, dans leur prochaine délibération, devront composer avec ce nouveau partenaire. Partenaire qui se décrit comme un organe de pression, de recours et de concertation; " Pression, pour mobiliser les responsabilités politiques à tous les niveaux ainsi que l'opinion publique. Recours, pour agir contre les avis et décisions favorables à l'octroi de permis d'élevage intensif. Concertation, pour rechercher et promouvoir des formules alternatives en collaboration avec des organismes compétents. " L’ASBL est joignable au mail info@cielle.eu CH.TH.
########################################################################################################################### SUDPRESSE-LX Luxembourg Société LA ROCHE CONSEIL COMMUNAL Une consultation sur les cochons ? Les opposants sont venus nombreux lundi
Ils sont revenus. Moins pour l'installation du conseil, que pour un sujet brûlant d'actualité, à La Roche : le projet de deux porcheries industrielles (Petit-Halleux et Cielle). Lundi soir, la prestation de serment des nouveaux élus a été reléguée au second plan. Dans le public, de nombreux opposants aux cochons. Le bourgmestre, Jean-Pierre Dardenne, leur a laissé la parole. Les riverains ont dit et redit leur mécontentement. Et leur incompréhension. « Vous finissez par
diviser les villages et monter les gens les uns contre les autres »', déplore José Layon (Cielle). Un autre rappelle que La Roche appartient
à un parc naturel. Jean Colla, de Cielle, à
propos de la stratégie du mayeur: « D'habitude, quand Jean-Pierre Dardenne
veut, il peut Ou alors il aurait beaucoup diminué! ». L'essentiel de la
critique porte sur l'option du bourgmestre. Il est contre les porcheries. Mais
il préfère une solution négociée avec l'agriculteur. Le collège échevinal a accordé un permis pour Petit-Halleux. Trois recours ont été introduits à la Région wallonne. Pour Cielle, le collège s'apprête aussi à délivrer un sésame. A moins que... "Si vous voulez qu'on refuse le projet initial, prévu dans le village, pas de problème. N'exigez pas alors de l'agriculteur de déplacer son implantation à l'extérieur", martèle Jean-Pierre Dardenne. A en croire Jean Colla, le premier projet, dans Cielle, aurait été directement refusé par la Région, car techniquement irréalisable. A Petit-Halleux, Marcel Koeune dénonce des intimidations du porteur du projet. Par la voix du président de Pro Arduina Nostra, une nouvelle association qui rassemble riverains et commerçants, une demande est faite : organiser une consultation populaire. " C'est dans votre programme électoral", indique Guy Hardenne, qui brandit le dépliant distribué durant la campagne par la liste "Avec vous". La démarche n'aurait pas d'intérêt, aux yeux du mayeur. " Tout le monde est contre, on le sait. Il serait plus intéressant d'interroger les gens sur la nécessité ou non de dialoguer avec l'agriculteur", enchaîne Jean-Pierre Dardenne. Dans cette foule de "non", un seul homme s'est levé pour se démarquer : Sylvain Colla, ancien échevin. Lui, il est favorable, pour autant qu'on respecte les règles. L'association promet, de son côté, de nouvelles actions. N.DZ
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