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IMMO TRENDS-TENDANCES 4 OCTOBRE 2007 IMMO SPECIAL ARDENNES LA ROCHE-EN-ARDENNE Le centre se meurt, les alentours explosent Destination touristique historique par excellence, La Roche-sur-Ourthe a tout intérêt à surveiller son marché intérieur. Car si des villages comme Cielle ou Hodister fonctionnent bien, on ne peut en dire autant du centre-ville. Un paysage on ne peut plus bucolique. Un soleil plutôt généreux darde enfin ses rayons sur les bâtisses jouxtant le quai du Gravier. Des touristes s'affairent. Presque l'été indien, sur La Roche. Pourtant, tout n'est pas rose dans la cité médiévale. Si l'on en croit les acteurs de terrain, le centre-ville est vraiment mal en point. «Il y a 20 ans encore, confie le notaire Olivier Jeanne d'Othée, tout le monde habitait au centre. Au fil du temps, Bastogne et Marche sont devenus des pôles commerciaux importants. Et ici, les restaurants ont commencé à prendre le pas sur les commerces de proximité. Or, les gens recherchent le calme. Aujourd'hui, des villages comme Cielle, Hodister ou Halleux ont plus de succès, tant chez les habitants de la région que pour les secondes résidences.»
Quand on
le lance sur le sujet, Claude Balthazard, à la tête d'Ardenne Immo, va plus
loin encore : «Dans le centre, il y a un tintamarre pas possible, sans compter
qu'il n'y a pas de jardins. Avoir une maison à La Roche, ça ne vaut rien. Mais
dans les villages alentours, on peut m'amener n'importe quelle maison, je la
vends sans problème.» Si l'on se fie au notaire Jeanne d'Othée, les maisons de
caractère des villages alentours auraient, en cinq ans à peine, pris le double
de leur valeur. Sans parler des terrains qui — et c'est une constante dans la
province — ne cessent de jouer les alpinistes. Même si, ces derniers temps, le
marché semble ralentir la cadence.
Surtout ne pas toucher au bien Petit bémol, toujours d'après Me Jeanne d'Othée : une série de projets de porcheries industrielles seraient sur les rails dans la région. «Cela pourrait entraîner des nuisances dans le futur. Pas sûr que le candidat acquéreur néerlandophone soit ravi d'investir si des désagréments olfactifs se profilent. L'impact sur le marché immobilier pourrait se faire sentir.» Et sans le «brave néerlandophone», première cible du marché local, ce dernier n'aura assurément plus la même santé. «Nonante pour cent des acheteurs sont néerlandophones, ose Claude Balthazard, directeur d'Ardenne Immo. Parmi eux, 85 % viennent de Flandre. On note une grosse diminution des acheteurs néerlandais depuis que la loi aux Pays-Bas n'est plus aussi favorable aux investissements à l'étranger.» Dans la plupart des cas, ces achats sont des secondes résidences ou des placements immobiliers. «C'est une aubaine pour les vendeurs, mais une catastrophe pour les gens du coin. Les Flamands achètent des terrains à 40.000 ou 50.000 euros sans forcément les bâtir. On va signer des actes cette semaine, ils seront tous en néerlandais.» Leur idéal ? «La Petite maison dans la prairie, avec la jeune Carrie Ingalls qui se casse la figure dans l'herbe ! On a vendu un petit moulin l'autre jour. Le vendeur a demandé à l'acheteur s'il voulait qu'il fasse des changements. Surtout pas, a rétorqué ce dernier. L'idée de la petite fermette typique hante toujours les esprits.»
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