Samedi 26 janvier 2008
CIEL le, QUEL GACHIS !
Votre site est particulièrement fourni et bien
documenté !
J’aimerais apporter quelques réflexions sur l’attitude
de nos responsables politiques.
Le bourgmestre de La Roche.
En juin 2006, j’avais entendu parler d’un projet de
porcherie industrielle juste derrière mon habitation. Je me suis rendu au
bureau de l’urbanisme de La Roche. Il y avait trois employés dans ce bureau
et ils m’ont immédiatement rassuré : trop près des maisons, dans les vents
dominants et voirie non adaptée. « Ce projet n’a aucune chance » m’ont-ils
déclaré.
Dès lors pourquoi le bourgmestre de La Roche n’a-t-il
cessé depuis de répéter sur tous les média sa petite histoire : « Je suis
contre ce type d’installation mais pour éviter que l’autorité de tutelle ne
l’approuve à cet endroit, j’ai préféré négocier une installation plus loin
du village et donner le permis. » (Tellement répété que je connais le texte
par cœur !)
C’est exactement ce que le ministre Antoine a repris dans
ses arguments : l’éloignement du village et l’autorisation du collège. La
boucle est bouclée ! Bravo !
Mais pourquoi donc le bourgmestre de la Roche, puisqu’il
se dit contre ce type d’installation, n’a-t-il pas (à l’instar de celui de
Rendeux) convoqué les citoyens : les informations auraient été
contradictoires, chacun aurait pu exposer ses idées et discuter des moyens
pour éviter cette catastrophe.
Dans le même temps (campagne électorale oblige) le
bourgmestre écrit ses propositions pour la participation du
citoyen : « consultation populaire… participer à tout débat » (Extraits de
« Avec Vous » 2006).
Faute de cette participation du citoyen, les habitants
multiplient aujourd’hui les recours : après les recours au collège, les
recours à la région wallonne et puis au conseil d’état. Il eût été
tellement plus sain et plus efficace de traiter cette affaire ensemble,
élus et citoyens.
Quant au problème du lisier, de loin le plus important,
le bourgmestre de la Roche a réussi à l’éviter pendant un an et demi. Il
était pourtant simple à régler.
Les communes disposent d’un pouvoir souverain sur
leurs voiries, et pour cause, elles en assument l’entretien et la sécurité.
Or, personne ne contestera que nos pauvres voiries agricoles, goudronnées à
la légère en 76 (laissées à l’abandon depuis) se devaient de recevoir une
réglementation stricte. Aucun promoteur ne se serait risqué à l’affronter.
Le ministre Antoine.
Autrefois, ce type de projet nécessitait deux permis :
Un permis de construire (commune et urbanisme)
Un permis d’exploiter (commune et députation permanente)
Aujourd’hui, on parle de permis unique (commune et région
wallonne)
Monsieur Antoine consacre la quasi totalité des 29 pages de
ses arguments au permis de construire : élévation du sol, bardage,
plantations….. Là où il est situé, on s’en fout un peu, monsieur Antoine.
Oui, une petite question : si les plantations ne reprennent pas, est-ce
qu’on retire le permis ? Avec démolition obligatoire ?
Ça paraît tellement dérisoire !
Mais qu’en est-il, monsieur Antoine, du permis d’exploiter ?
Vous semblez ne vous préoccuper que des nuisances à proximité du bâtiment
et vous parlez de « nuisances mineures » Choquant !
Monsieur Antoine permet d’exploiter une porcherie
industrielle et le lisier, il ne connaît pas, c’est le problème du Code de
l’Eau. Soit dit en passant, plusieurs instances ont remis un avis considéré
favorable parce qu’il n’y a pas eu réponse dans les délais légaux. Mais non,
ce n’est pas en Afrique mais en région wallonne. Ca s’appelle se défiler…
Ma conclusion est que le village de Cielle est victime de la
compétition entre deux coqs sur un même fumier (c’est le cas de le dire), à
savoir, une lutte féroce entre Dardenne PRL et Antoine CDH (lire leurs
déclarations dans la presse)
Le ministre Lutgen.
Depuis plus de 40 ans, ma femme et moi, produisons 4 à 5
litres par jour de « lisier humain » qui se répand dans la nature après
passage par une fosse septique efficiente.
Le ministre Lutgen, soucieux de l’environnement nous oblige à
construire une station d’épuration individuelle. Très bien !
Dans le même temps, la porcherie industrielle va générer,
deux fois l’an, 100 tonneaux de 15000 litres de lisier de porcs répandus
dans la campagne de Cielle. Ceci s’ajoutera au fumier et lisier actuels
d’un cheptel important de bovins.
Conclusion.
Cielle, connu comme un petit paradis va se parfumer à l’odeur
bien connue par ceux qui empruntent l’autoroute de la mer ! Les Flamands du
village sont particulièrement outrés : et oui, eux, ils savent de quoi on
parle…
La bonne entente entre les habitants et la vie sociale y
associée sont brisées pour longtemps.
QUEL GACHIS, MESSIEURS LES ELUS !
Un pensionné qui pensait avoir droit à une retraite bien
méritée dans son village de toujours, au bon air, quoi !
Jean Colla.