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Pour info, le secteur demande l'intervention des pouvoirs publics
français.
Les producteurs de porc dénoncent "une crise sans précédent" (FNSEA)
[ 03/10/2007 20:55 ] Les producteurs de porc affiliés à la FNSEA ont
dénoncé jeudi à Rennes une crise sans précédent dans leur secteur en
raison de la hausse des coûts de production et de la baisse du prix de
la viande sur le marché national.
"On tire une fois de plus la sonnette d'alarme, mais cette fois de
façon solennelle, car c'est la crise la plus grave qu'on ait jamais
connue. Les anciens le disent...", a affirmé Jeff Trebaol, président
de la section porcine de la Fédération régionale des syndicats
d'exploitants agricoles (FRSEA) de Bretagne, au cours d'une conférence
de presse.
Cette crise est liée à la hausse "extrêmement forte" des prix des
matières premières, en particulier des céréales, mais aussi à la
grande distribution qui n'a pas répercuté la baisse des prix du marché
du porc, selon les producteurs. Le prix sur le Marché du porc breton
(MPB) de Plérin (Côtes d'Armor), référence au niveau national, "est
nettement moins élevé qu'en 2006 mais le prix du porc dans les grandes
surfaces est le même", a expliqué Paul Auffray, secrétaire général de
la section porcine de la FNSEA.
"La grande distribution a les moyens d'augmenter le prix payé au
producteur sans augmenter le prix au consommateur" car "la viande
porcine est le secteur où sa marge est la plus importante". "Du jambon
sous vide acheté 3 à 4 euros au producteur qui est revendu 15 euros
aux consommateurs, ce n'est pas possible!", a-t-il ajouté. Une réunion
s'est tenue jeudi à Paris entre représentants de la grande
distribution et agriculteurs, décidés à mener des "actions" dans les
commerces si elle n'est pas suivie d'effet, selon la FNSEA.
Les FRSEA de Bretagne, Pays de la Loire et Basse-Normandie, qui
représentent 70% de la production française de porcs, demandent en
outre des aides européennes à l'exportation afin de "satisfaire les
marchés asiatiques" et de "diminuer l'offre européenne", le marché
européen étant "en légère surproduction".
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