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########################################################################################################################### L’Avenir du Luxembourg (20/07/10) Porcheries : il faut savoir ce qu’on veut… Éric LEKANE «Il faut renouer les liens entre agriculteurs et non-agriculteurs. Le paradoxe du consommateur est qu’il est contre des porcheries près de chez lui mais qu’il veut du porc de qualité et pas cher.» Hubert Bedoret, chef de cabinet adjoint du ministre Henry On veut acheter du porc bon marché, mais pas question d’odeurs de porcherie près de chez soi. Émotions, impressions, faits objectifs se mêlent… «Oui à du porc ardennais, nourri au maïs ardennais, pour du jambon ardennais.»
Non à la
porcherie
!
Combien de fois n’avez-vous pas lu ça, dans les journaux, peint en
blanc sur des routes, ou sur des affiches ? Voilà bien une
problématique pleine de contradictions, où l’objectif et le
subjectif s’entrechoquent, s’additionnent et alimentent l’opinion
publique, souvent bien imparfaitement. Et les émotions, les
défiances, les données irrationnelles pèsent parfois fort lourd.
Pour un label clair
On
constate que la production porcine wallonne est actuellement
assise entre deux chaises, en fonction des textes qui la
régissent, fruits de compromis politiques. INTERVIEW : Benoît LUTGEN « Le lisier est contrôlé, les sanctions sont lourdes » Le ministre wallon de l’Agriculture travaille à des améliorations législatives. Pro Arduina Nostra déplore l’absence de cadastre d’épandage des lisiers. Y travaillez-vous ? Il existe mais ce n’est qu’au moment où le permis est obtenu que la situation d’un projet est arrêtée. C’est alors qu’intervient la déclaration d’épandage. Les lisiers sont intéressants car la Wallonie est encore en déficit d’azote, mais il faut bien le répartir : c’est le but des contrats d’épandage. Mais Pro Arduina Nostra n’est pas rassurée par des contrôles qui, en moyenne, passent tous les 30 ans dans chaque ferme !
Les
contrôles dépendent du plan de gestion durable de l’azote, le PGDA.
Ils fonctionnent par coups de sonde sur les exploitations et les
terrains. On sonde le sol jusqu’à 70 cm. 3 à 5% des exploitations
sont contrôlées par an, de façon aléatoire, et les sanctions sont
importantes. Si les taux ne sont en ordre, la sanction financière
se mesure en pourcentage des primes européennes, les droits à
paiement unique (DPU). Quel lien peut-on établir entre production locale et transformation locale ? Peut-on imaginer une filière porcine 100% wallonne? On y travaille avec l’Auda (Ndlr : l’association des producteurs de jambon d’Ardenne) pour le jambon et le saucisson d’Ardenne, en ce moment. Il faut pouvoir augmenter le pourcentage de porcs originaires d’Ardenne ou de la province de Luxembourg, de façon substantielle. Plus d’approvisionnement local veut dire plus de transformateurs locaux, plus de transports locaux, et ça hors d’un marché globalisé. Jambon d’Ardenne et saucisson d’Ardenne sont des produits de proximité. Cela passera-t-il par les porcs plein air, bio ou de qualité différenciée ? Ce n’est pas encore fixé, on verra. ■ E.Lk. 2011 En mars de l’an prochain, le gouvernement wallon édictera des conditions sectorielles pour les porcheries. Pour l’instant, c’est le vide juridique ! La litière biomaîtrisée, qui maîtrise bien les odeurs, butte sur le prix des sciures à cause du marché du bois énergie. Renouer les liens avec l’agriculture Le cabinet Henry prépare des normes sectorielles pour l’élevage de porcs et de volailles. Le ministre Philippe Henry,
en charge de l’Environnement et donc des permis, partage de ce
fait la matière «porcheries» avec son collègue Lutgen, de même que
les normes du plan de gestion durable de l’azote (DGPA). La
résolution des vides juridiques, soulevés par plusieurs acteurs,
est principalement de son ressort. Son chef de cabinet adjoint
Hubert Bedoret précise qu’un nouveauPGDA sera adopté en mars 2011,
dont l’un des objectifs sera de renforcer les contrôles, qui
exigent pas mal de personnel, pour les rendre plus effectifs :
«On réfléchit à d’autres méthodes, dit-il, par exemple à des
photos aériennes, mais on ne souhaite pas non plus un régime
archipolicier. » Les conditions sectorielles, en cours
d’élaboration, renforceront les contrôles sur les effluents, pour
les élevages de porcs et volailles. «Ces conditions
sectorielles définiront ce qu’on peut faire, poursuit M. Bedoret,
dans une exploitation, apporteront une plus grande garantie sur
les contrats d’épandage. Parmi les normes techniques, les odeurs
sont en cours d’objectivation. Il existe des normes pour les
particules fines émanant des voitures, des usines. Il y en aura
aussi pour les odeurs, mais une dimension subjective s’y ajoute.» E.Lk. Odeurs : une formule, mais pas magique L’olfactométrie et l’odométrie font partie des outils dont dispose le professeur Jacques Nicolas. Jacques Nicolas est
professeur, chargé de cours à la FUL, l’antenne arlonaise de l’ULg.
Sa spécialité : la surveillance de l’environnement, dont les
odeurs et leur mesure. Avec son service, il a mis au point une
formule pour objectiver les odeurs, dont celles émanant des
porcheries. Les facteurs qui s’y multiplient sont : techniques
(aération, alimentation, gestion du lisier et du fumier), liées
aux riverains (acceptation selon la zone urbanistique), naturels
(relief, dispersion, vents), un ajustement en fonction de la
densité d’habitat, et les animaux (odeur en fonction du poids, de
l’animal lui-même). Le tout donne une distance d’acceptation des
nuisances pour laquelle la décision reste d’ordre politique,
précise-t-il. E. Lk. Le jeu très compliqué entre objectif et subjectif Quel regard un sociologue
rural porte-t-il sur les débats autour des projets de porcheries ?
Pierre Stassart est chef de travaux à la FUL à Arlon, pour les
questions de transition et de développement durable. Pour lui, la
relation entre l’éleveur et son entourage est essentielle. Le
porteur de projet doit être proactif, aller au-devant des
questions. Le professeur Stassart mesure combien le jeu entre
l’objectif et le subjectif est très compliqué, avec l’écart qu’il
y a entre ce que l’on dit et ce que l’on fait. «Moi, par
exemple, je trouve que la viande de porc classique n’a pas un goût
terrible. » Il constate aussi la distance qui s’installe entre
les agriculteurs et la population : «Dans ces conflits-là, les
consommateurs ne connaissent plus les conditions de production de
ce qu’ils mangent et le producteur ne sait pas ce qu’attend le
consommateur, ce qu’il mange.» E.Lk. ########################################################################################################################### L'Avenir du Luxembourg 5/05/10 Permis caduc pour la porcherie de Durbuy
PALENGE • Nouveau rebondissement dans le dossier du projet de
porcherie industrielle de 2200 têtes introduit par M. Petry et qui
se situera à Palenge, à proximité du nouveau cimetière de Durbuy. Le
permis octroyé le 15 avril par le collège durbuysien est caduc. «Nous
sommes considérés comme deux jours hors délai, à cause d'un problème
de logiciel informatique», confie le bourgmestre Philippe
Bontemps. Je suis meurtri et extrêmement déçu.» j. B. ########################################################################################################################### L’Avenir du Luxembourg 12/04/10 VEVIBA attend les producteurs de Bio
La société Véviba (Bastogne) travaille avec la majorité des grandes surfaces. Elle espère trouver des producteurs de bio dans la province. • Thierry LEFEVRE Le Bio est une filière porteuse; on est à la recherche de producteurs dans la province pour répondre à un marché sans cesse en expansion. » Voilà l'appel que lance la société Véviba de Bastogne. La société sœur de l'abattoir et marché de Bastogne (AMB) transforme la viande pour la présentation en barquette que le consommateur trouve dans les supermarchés. Elle s'est lancée depuis 2000 dans la filière bio avec un beau succès. « On ne connaît pas beaucoup le travail du bio à l'extérieur, et surtout au niveau des producteurs, souligne le responsable de la filière Vincent Duponselle. Nous avons des demandes; nous sommes passés de 600 tonnes de bio en 2008 à 700 tonnes en 2009. Nous aimerions à présent trouver des éleveurs dans la région pour confirmer notre attache provinciale. L'avantage des courts déplacements des animaux, c'est avant tout leur bien-être et la viande s'en ressent. Et puis il y a l'impact écologique dont il faut tenir compte.» Changer de cheptel, changer de vie Le passage au bio entraîne toutefois un changement dans la manière de travailler, mais surtout du cheptel. «Il est difficile de faire du Bio avec du Blanc Bleu, qui est la race que l'on retrouve partout dans notre région, poursuit M. Duponselle. Car pour faire du bio, les césariennes ne doivent être qu'exceptionnelles. Il faut donc privilégier la limousine, la blonde d'Aquitaine, etc. Le travail n'est pas le même non plus. Par ailleurs, il y a des mesures de soutien pour la production bio, mais elle est dégressive. Dans la province, on n'a pas la culture de l'engraissement. Le Bio, c'est aussi un cahier des charges strict avec une traçabilité de tous les instants pour assurer la qualité de la viande. »
«Le bio, c'est aussi un cahier des charges strict avec une traçabilité
de tous les instants pour assurer la qualité de la viande.» Un prix stable Le grand avantage du bio réside cependant dans le fait que le prix est supérieur, mais surtout stable. «Il y a une récompense pour celui qui s'investit dans cette voie, mais il est difficile de le chiffrer par rapport à la filière traditionnelle car le marché fluctue», explique encore M. Duponselle. La filière bio représente quatre à cinq pour cent du marché, mais 80 % de cette filière est issue de Bastogne. «Elle n'attire plus seulement les convaincus, mais aussi ceux qui veulent être sûrs d'avoir une viande de qualité. Le mot bio correspond vraiment à quelque chose à présent.»
########################################################################################################################### L’Avenir du Luxembourg 16/03/10 Mon steak, je sais d'où il vient !
Si vous voulez être sûr de ce qu'il y a dans votre assiette, passez par le GAC d'Anlier. Du champs à la table, ici, c'est en ligne directe ! Thomas COLBACK Les GAC, ce sont des groupes d'achat commun. Des sortes de coopératives mais pour les consommateurs. A l'heure où on ne sait plus vraiment ce qu'on ingurgite, il était temps pour les membres de retrouver un contact direct avec les producteurs de fruits et légumes, de viande ou de miel. C'est ce que propose le GAC d'Anlier : «Oui il est nécessaire de rapprocher les consommateurs des producteurs. Via des commandes groupées, les gacqueurs (Un néologisme ! NDLR) savent ce qu'ils sont en train de manger, où et qui a produit leurs aliments. De plus, il y a un côté social à notre organisation puisque nous sommes avant tout une communauté d'intérêts qui va au-delà de la simple consommation. Echange de bonnes pratiques, bons plans et bien d'autres choses enrichissent chacun de nos membres » explique Zita Csanyi. «Il est nécessaire de rapprocher les consommateurs des producteurs. Via des commandes groupées, les «gacqueurs» savent ce qu'ils sont en train de manger.»
Zita Csanyi Conscience écologique et sociale !
Le GAC d'Anlier surfe sur cette tendance à vouloir être un acteur
responsable dans ce monde qui tourne un peu fou: «Ici, les gens font
leurs commandes une semaine à l'avance. Ca réduit considérablement le
nombre d'invendus et donc de gaspillage. De plus ça fait vivre les
agriculteurs et les campagnes du coin.» VITE DIT Comment ça marche ? Vous commander par internet, au plus tard le mercredi, ce que vous voulez pour le jeudi suivant. Il suffit de s'inscrire sur http ://gacqueuse.centerblog.net, de passer régler et de prendre sa commande le jeudi suivant. Outre les légumes et les fruits, on retrouve des produits laitiers régionaux, du miel, des pains, de la viande... Toujours en fonction de la saison. Les GAC essaiment Outre celui d'Anlier, on retrouve d'autres groupes d'achats collectifs à Bleid et Virton. Dans la même philosophie, on pointera la banque de temps (Échange de service) à Musson et le réseau d'échange de savoir à Arlon. Toutes ces «organisations» veulent donner une plus value non financière aux ressources de chacun. Sur le mode de l'échange. Le tout pour 10 euros ! Cette semaine, le panier de légumes proposait un chou rouge, une boîte de champignon frais, des chicons, des oignons, des panais, une botte de poireaux ainsi que des betteraves rouges. Le tout pour 10 euros! Et si vous ne savez que faire de certains de ces légumes, faite comme cette gacqueuse, trouvez des solutions : «Un jour il y avait une sorte de gros navet jaune dont je ne me rappelle plus du nom. J’ai été voir sur marmiton.be, j'ai regardé ce qui y ressemblait et j'ai découvert des recettes pour les utiliser !» Des petits efforts qui ont à coup sûr porté leurs fruits.
########################################################################################################################### L’Avenir du Luxembourg (9/01/10)
PROVINCE DE LUXEMBOURG La porcherie sort de terre Hier, les travaux de terrassement de la porcherie industrielle des époux Gillet ont commencé. Les opposants réagissent. • Julien BIL
Nouvel épisode hier dans un
feuilleton qui a déjà fait couler beaucoup d'encre, celui de la
porcherie industrielle que souhaite construire la famille Gillet, à
Fronville. Hier, les premiers travaux de terrassement ont commencé à proximité
de la ferme. Rappelons que les
exploitants ont obtenu leur permis
unique, et ont donc le droit de construire. Mais le comité d'opposants
est plus que déterminé à employer
toutes les voies dont il dispose encore pour éviter que ne voie
le jour cette porcherie de 1299 bêtes. À la loupe!
«Dans le cadre de leur projet, les
promoteurs ont établi sur le terrain,
les limites de l'immeuble à construire.
En bref, ils ont mis «les chaises» de la
future
porcherie industrielle. Nous
avons pris des photos et nous nous posons
des questions,
indique Aline
Weron, une riveraine. Nous pensons
que les exploitants ne respectent pas les plans de leur projet initial,
de
quelques mètres.»
Dans sa demande
d'information, elle indique : « En
date du 27 novembre 2009, le
registre du collège de la
commune de Hotton reprend la
mention suivante : "Suite au
passage de l'ouvrier responsable du
service communal des travaux pour
vérification de l'implantation
de la porcherie de Fronville,
le collège a demandé a M. et M11' Gillet une implantation
précise avec bornage du terrain pour une vérification claire et
conforme par rapport au permis unique
délivré". 1) Vos services ne doivent-ils pas vérifier eux-mêmes si l'implantation telle qu'installée correspond à ce qui a été autorisé lors de la délivrance du permis unique en recours le 2 février 2009. 2) Si ce n'était pas le cas, quel est le recours possible réservé aux riverains qui ont manifesté leur opposition au projet lors de l'enquête publique.» Copie de ce document a été envoyée au ministre régional compétent Philippe Henry ainsi qu'à l'administration communale de Hotton. L'exploitant M. Gillet, que nous avons contacté, ne comprend pas ce nouveau rebondissement ainsi que cet acharnement. «Je respecte les plans initiaux», répète-t-il. Hier, la demande d'information à l'urbanisme d'Arlon s'est muée en plainte. «Étant donné que les travaux ont commencé, il nous faut aller vite», explique la riveraine Aline Weron. Une rectification suffira. Quant à Françoise Jeanmart, la bourgmestre f.f. de Hotton: «Nous avons demandé un plan de bornage a M. Gillet la semaine dernière. Plan qu'il nous a bien envoyé. On constate en effet une différence de quelques mètres par rapport à l'implantation initiale. Mais il s'agit d'un détail qui n'est pas susceptible de remettre en cause l'entièreté du projet. Pas besoin en tout cas de refaire un permis unique. La commune enverra d'ailleurs un courrier a M. Gillet disant que l'on a bien reçu son plan de bornage et dans lequel nous demanderons a son auteur de projet de faire la rectification adéquate. » Les riverains en attente de réponses
Suite à une interpellation du député
André Bouchat au parlement wallon en date du
24 novembre 2009 concernant
notamment l'éventualité de
surfaces d'épandage frauduleuses,
le ministre Henry avait
indiqué qu'il chargeait son
administration et ses conseillers
juridiques d'enquêter sur les faits
mentionnés lors de cette
séance.
########################################################################################################################### L’Avenir du Luxembourg (25/11/09) HOTTON Fronville Porcherie : surfaces d'épandage frauduleuses !
Le député régional André Bouchat a adressé une question parlementaire au ministre Henry concernant les suites du dossier de la porcherie de Fronville. En commission du parlement wallon, hier, le députe régional André Bouchat a adressé une question orale à Philippe Henry, ministre de l'Environnement, de l'Aménagement du territoire et de la Mobilité concernant l'octroi du permis unique pour le projet de porcherie de Fronville, en date du 2 février 2009. Le problème : deux services différents pour les épandages de lisier et les permis. Informations cloisonnées Réponse du ministre Philippe Henry: « En ce qui concerne, le permis unique délivré le 2 février 2000, par le ministre Antoine, je vous informe que, dans l'état actuel de la réglementation wallonne, l'autorité compétente pour délivrer les permis d'environnement et les permis uniques n'est pas en mesure de vérifier si l'exploitant d'un établissement agricole dispose - directement ou par le biais de contrats d'épandage - de la superficie nécessaire pour t'épandage de son lisier. A coordonner Le député André Bouchat poursuit encore en indiquant qu'« il serait souhaitable que les différents services concernés de la direction générale de l'Agriculture, des Ressources naturelles et de l'Environnement (à savoir, le département des Permis et des autorisations ainsi que le département des Aides) se coordonnent afin que les aides ne soient pas libérées préalablement a l'aboutissement de l'enquête.» J.B. ########################################################################################################################### L’Avenir du Luxembourg 29/07/09 ARRONDISSEMENT DE MARCHE-EN-FAMENNE Fronville « Non, il n'y a pas de fraude »
Les époux Gillet, promoteurs du projet de porcherie, ont tenu à réagir aux propos de l'ASBL «Pro Arduina Nostra», les accusant de fraude et de tricherie. • Interview : julien BIL Mr et Mme Gillet, vous tenez à réagir suite aux propos tenus par l'ASBL «Pro Arduina Nostra «lors d'une réunion d'opposants à votre projet de porcherie qui s'est tenue début du mois dans le village ? Il n'y a rien de plus faux, en effet. Nous n'avons jamais déclaré ces terrains pour obtenir l'acceptation de notre demande de porcherie. Les terrains que nous déclarions au camp militaire, sont classés Natura 2000 et il est donc strictement interdit d'épandre sur ces terrains, ce qui n'était de toute manière pas notre objectif. Pourquoi exploitiez-vous ces terrains ? Ces terrains, nous les exploitions depuis quelques années. Nous avions eu un accord verbal avec une personne du camp militaire afin de les exploiter selon une occupation précaire. Nous procédions à un entretien minimum (fauche,...). Donc, il était tout à fait normal que nous déclarions ces terrains à la PAC. Selon les normes en vigueur, tout terrain exploité de quelque manière doit être déclaré. Le fait de déclarer une parcelle à la PAC n'entraîne aucune conséquence sur le statut juridique de l'occupation. Déclarer une parcelle à la PAC, n'entraîne donc par exemple aucun droit à prétendre au bail à ferme. De toute manière, ces terrains ont aujourd'hui été repris dans le projet LIFE. Nous les avons donc remis dans le cadre de ce projet. Êtes-vous aujourd'hui rassurés ? Nous sommes soutenus par la Fédération wallonne des agriculteurs (FWA). Ils ont des avocats qui nous ont rassurés quant au fait d'avoir déclaré ces terrains. Pas de crainte non plus quant à notre permis unique. Ces déclarations semblent vous avoir touchés ? En effet, nous avons un beau projet qui tient la route. Le permis vient de nous être accordé. Nos opposants ont eu la possibilité de se pourvoir au Conseil d'État. Or, ils n'ont trouvé aucun argument. Donc, ils s'en prennent maintenant à notre vie privée, à notre respectabilité, plutôt que de parler du projet. C'est déplorable. Nous avons déposé plainte contre «Pro Arduina Nostra». Pouvez-vous présenter à nouveau votre projet de porcherie ? Il s'agit d'une porcherie de 1299 places. Elle sera installée à l'arrière de notre exploitation. Quels sont les moyens pris pour lutter contre les odeurs ? Nous avons été visiter quelques exploitations en Flandres. Nous y avons découvert un système de lavage de l'air. L'air ambiant est canalisé vers un biophyltre. Ce système permet de réduire près de 95 % des odeurs. C'est un système que nous serons les premiers à utiliser. Pour garantir le respect des riverains. Et en ce qui concerne l'épandage ? Une partie sera épandue sur nos terres. Le surplus sera épandu en fonction de contrats avec d'autres agriculteurs. Il semble de plus en plus difficile pour les agriculteurs de lancer des projets de porcherie ? Les crises actuelles poussent les agriculteurs à se diversifier. Mais dès que l'on annonce un projet, notamment de porcherie, on nous met des bâtons dans les roues. L'élevage de porc est très mal perçu alors qu'on en a pourtant bien besoin. ■
Rétroactes Début du mois de juillet. l'ASBL Pro Arduina Nostra, opposée au projet de porcherie de Pascal Gillet tenait une réunion dans le village. Lors de celles-ci, l'ASBL a accusé l'agriculteur de s'attribuer des parcelles dont il n'est ni le gestionnaire ni le propriétaire. «Ces parcelles sur lesquelles l'agriculteur n'a aucun droit auraient été ajoutées dans la demande de permis unique pour la porcherie. Le dossier est donc faussé dès le départ, on peut parler de fraude, de tricherie», poursuit l'ASBL. L'ASBL a dénoncé la chose au ministre Antoine, au service des aides à l'agriculture de Ciney et au parquet de Marche. ########################################################################################################################### L’Avenir du Luxembourg 02/07/09 HOTTON Fronville Les opposants parlent de «fraude »
L'ASBL Pro Arduina Nostra, qui s'oppose au projet de porcherie de Pascal Gillet, l'accuse de tricherie et a dénoncé les faits à la justice. • Julien BIL Lundi soir, l'ASBL Pro Arduina Nostra, a tenu réunion avec les riverains concernés par le projet de porcherie de 1299 bêtes de M. Gillet entre les villages de Fronville et Monville. L'ASBL a expliqué le pourquoi du non-recours au Conseil d'Etat, suite à la décision, en février dernier, d'André Antoine, ministre de l'Aménagement du territoire, d'accorder un permis à la famille Gillet. Elle n'avait pas d'argument à faire valoir quant à la forme du dossier, ce sur quoi est habilité à juger le Conseil d'État. Plusieurs hectares concernés Après recoupement de différentes sources, l'association soutient que Pascal Gillet s'est attribué des parcelles dont il n'est ni le gestionnaire, ni le propriétaire. Certaines sont d'ailleurs situées en zone militaire, à l'arrière de son exploitation. «Le dossier est donc faussé dès le départ. On peut dès lors parler de fraude, de tricherie. » Questions à Jean-Louis STILMAN
«Une utilisation abusive» Comment avez-vous découvert l'usage particulier que faisait cet agriculteur de vos terrains ? Qu'avez-vous fait ensuite ? L'avez-vous déjà rencontré sur les terrains du camp? J.B. ########################################################################################################################### L’avenir du Luxembourg 14/05/09 Écolo et le cdH opposés aux élevages de porcs chez nous NON AUX COCHONS • En plus du sondage politique, Dedicated Resaerch a demandé aux gens s'ils sont tout à fait favorables, plutôt favorables, plutôt défavorables ou tout à fait défavorables au développement dans les régions d'Arlon-Marche-Bastogne d'élevages intensifs de porcs. Voici ce qui s'en dégage:
########################################################################################################################### L’Avenir du Luxembourg 26/03/09 L’info du jour : - «La filière porcine souffre d'une Image négative, même pour un élevage bio de 300 porcs» Benoit Rixen, filière porcine «walonne » - 5.964 : c’est le nombre de porcs que comptait la commune de Durbuy en 2007
Le porc prend pied chez nous Certains sont pour, d’autres contre. Un constat: on compte de plus en plus de porcs en Luxembourg. Un chiffre à relativiser. Le phénomène est connu : tout le monde mange du porc, mais personne ne souhaite qu'une porcherie s'installe dans son village ou sa commune. En province de Luxembourg, l'expérience est vécue régulièrement. Encore récemment à Fronville (Hotton) et à Cielle (La Roche). «On en parle dans les journaux. L'attention est portée sur des mégas projets pas toujours nécessairement bien intégrés dans l'environnement dans lequel ils se trouvent», explique Joseph Gérard, technicien agricole à la Province. « On croit que les Flamands vont nous envahir» «On s'imagine toujours que les Flamands vont nous envahir avec leurs porcs, qu'ils vont polluer nos nappes phréatiques, etc. Il faut savoir que la Flandre élève 7 millions de porcs pour 5 millions d'habitants. Alors que 346.000 porcs grandissent sur le sol wallon (statistiques INS), observe M. Rixen. Restons calmes : la production porcine en Wallonie est faible». Le Luxembourg, une courbe en évolution En matière d'évolution de cheptel porcin entre 1995 et 2005, les courbes des provinces de Luxembourg et de Namur sont celles qui grimpent le plus. Liège, le Hainaut et le Brabant Wallon stagnent quelque peu. Nombre de porcs par commune (recensement 2007)
La commune où sont élevés le plus de porcs en province de Luxembourg est Durbuy. On y compte un peu moins de 6.000 individus. Neuf autres communes comptent plus de 1.000 porcs sur leur territoire: Bastogne, Neuf-château, Tintigny, Libin, Vielsalm, Gouvy, Hotton, Érezée, Marche-en-Famenne et Nassogne. « Cest le consommateur qui fait l’industriel » Il y a quelques jours, le Parc naturel des deux Ourthes organisait à Amberloup (Sainte-Ode) une conférence ayant pour thème la production porcine en Wallonie et le respect de l'environnement. Une trentaine de personnes étalent présentes. Certaines par curiosité, d'autres avec un avis bien tranché sur la question. «Un élevage familial, pas une usine à viande de cochon »
Il y a quelques semaines, un habitant de Moircy (Libramont) a demandé à Thierry Habran: « Tiens, tu n'élèves plus de porcs ?». Il est vrai que lorsqu'on passe devant son exploitation agricole, on ne peut deviner que 35 truies et leur suite y ont élu domicile. Le secret de Thierry Habran ? Une porcherie bio, à taille humaine. « C’est plus familial explique-t-il. Il y a un monde de différence avec l’industriel». En plus des porcs, Thierry Habran élève aussi vaches et poulets. Il a repris l'exploitation paternelle avec son épouse Myriam en 1988. Sept ans plus tard, il décide de diversifier son activité dans le porcin. Il est alors sous contrat, en intégration industrielle. Mais le rêve de Thierry Habran est de passer en circuit fermé. Il franchit le cap en 2006 : désormais, les porcs viennent au monde et grandissent chez lui. Pour le reste, M Habran travaille en coopérative avec Porc Qualité Ardenne, basée à Malmedy. «Nous travaillons avec une centaine de petits éleveurs comme Thierry Habran, explique Gérard Michel, président fondateur. Nous maîtrisons toute la filière de l'élevage, en passant par le transport, l'abattoir, jusqu'aux produits finis » «Pas plus nuisible que le bovin» « Il ne faut pas confondre élevage familial et usine à viande de cochons, précise Thierry Habran. Même si je ne critique pas l’industriel parce qu’on en mange tous en on continuera d’en manger. Chacun travaille comme il veut » «Éviter d'épandre le jour des communions» La filière porcine n'échappe pas à une législation stricte. En ce qui concerne l'alimentation, le transport, ainsi qu'en matière d'environnement et notamment la gestion de l'azote. La règle en la matière ? Ne pas produire plus de déchets organiques que ce qu'il n'y a de terre pour les épandre - c'est ce qu'on appelle le «taux de liaison au sol».
• Isabelle Bosendorf
########################################################################################################################### L’Avenir du Luxembourg 18/03/09 LA ROCHE-EN-ARDENNE : Cielle Porcherie : le collège dira non, si… Un nouveau projet de porcherie serait étudié par Jean Gillet à Cielle. Il se trouverait dans le village. • Jean-Michel BODELET Dans notre édition d'hier, nous vous relations la décision que le collège prendrait si une demande de permis pour une porcherie au centre de Cielle (La Roche-en-Ardenne) était introduite. Du bluff ! Jusqu'à preuve du contraire, on ne sait toujours pas où la porcherie sera installée. Car aucun projet n'a encore été déposé. Ce qui a fait dire à Guy Hardenne, habitant du village et membre de l'ASBL Pro Arduina Nostra : «Ce projet n'existe pas et n'existera pas.» L'agriculteur, présent dans la salle, ne relèvera pas. Guy Hardenne a par ailleurs interpellé le bourgmestre : « Ce que les riverains attendent, c'est que vous êtes à leurs côtés». Jean Colla, villageois, note que cette réunion aurait dû avoir lieu trois ans plus tôt. Il préconisera aussi la mise en place de contraintes pour dissuader le cultivateur de poursuivre son projet. «Je reconnais que j'ai commis une erreur en n'organisant pas une réunion à l'époque. Je souligne cependant que je ne ferai jamais un règlement qui ne vise qu'une seule personne», lui a répondu le mayeur. Campagne électorale ? Reproche plusieurs fois entendu : récupération politique, campagne électorale. Jean-Luc Pierre, conseiller de la minorité, le clamera haut et fort. Pour lui, cette réunion s'apparente à du Kafka, la qualifiant de « supercherie ». ########################################################################################################################### L’Avenir du Luxembourg 17/03/09 LA ROCHE-EN-ARDENNE Non aux porcs au centre de Cielle Tension perceptible, hier soir, à Cielle (La Roche-en-Ardenne). En cause, une réunion organisée par le collège au sujet d'un projet de porcherie au sein du village. Pour l'heure, il ne s'agit que d'un projet. Le mot est important car aujourd'hui, rien n'est encore déposé pour l'obtention du permis de bâtir une porcherie dans le village de Cielle. Sans hésitation, le collège dira non Mais voilà, un agriculteur de la localité, Jean Gillet, a fait savoir que, suite à la décision prise à Hotton, il introduirait une demande de permis et, si nécessaire, un recours auprès du ministre compétent. Le bourgmestre, Jean-Pierre Dardenne note que le projet serait situé au cœur du village. «Le collège n'aura aucune hésitation. Ce sera non » a-t-il dit. Tout en soulevant le spectre du recours. Il a invité les habitants de Cielle à réfléchir: faut-il prendre un tel risque ou négocier?
Dans l'assemblée, on regrettera qu'une telle réunion ne se soit tenue il y a trois ans, à l'époque où un autre projet, à l'extérieur du village avait été déposé. Et accepté par le collège ! Une supercherie, selon l'opposition Le mayeur reconnaîtra cette erreur. J.-M.B. ########################################################################################################################### L’Avenir du Luxembourg 13/03/09 LA ROCHE : Cielle Cochons suite et pas fin Le feuilleton de la porcherie de Cielle : suite et pas fin. Le conseil d'administration de l’ASBL Pro Arduina Nostra a envoyé ce jour une lettre ouverte aux habitants de Cielle et La Roche. C'est en effet aujourd'hui que le bourgmestre rochois Jean-Pierre Dardenne a décidé d'organiser une réunion avec les habitants de l'entité. Cette réunion se tiendra ce lundi 16 mars à 19 h 30 à l'ancienne école de village. Ambiance, ambiance. ########################################################################################################################### AGRICULTURE Les porcheries ne sont pas des cochonneries
Les porcheries entraînent peu de nuisances, plaide la filière porcine qui voudrait que les autorités soient moins frileuses. Les nouvelles porcheries en fonctionnement n'amènent que très peu de nuisances et n'engendrent que très rarement des plaintes de la part des riverains, précise la Filière porcine wallonne (FPW), qui souhaite que s'instaure un débat constructif autour des projets d'implantation de porcheries. ########################################################################################################################### L’Avenir du Luxembourg 20/02/09 AGRICULTURE L'élevage wallon mené à bon porc ?
Faut-il geler tous les projets de porcheries industrielles en Wallonie ? Le MR pense que oui. Le PS et le ministre Lutgen pensent que non. • Interview : Pascale SERRET Près de 9 000 porcs en rangs serrés à caser entre Braives et Burdinne : ça fait du bruit. Les riverains se démènent pour que la porcherie industrielle ne voie jamais le jour. Il pourrait s'agir de la plus grande exploitation de ce type en Wallonie. Du coup, le dossier hesbignon cristallise aussi le débat politique au plan wallon. Ainsi, depuis décembre, les mandataires MR réclament un gel de la situation en Région wallonne, le temps d'une analyse. Le député wallon Robert Meureau (PS) préside la commission de la politique agricole du Parlement et la Fondation rurale de Wallonie. Il souhaite lui aussi certaines études. Mais il ne veut pas de moratoire. Robert Meureau, vous êtes waremmien. Le projet qui fâche se situe dans votre région. Et vous ne voulez pas de moratoire sur les porcheries industrielles ? Vous voulez aussi connaître l'impact économique de ces élevages… Lutgen: «Un moratoire, c'est irresponsable» Le ministre wallon de l'Agriculture et de l'Environnement Benoît Lutgen le rappelle: les «méga-élevages», ce n'est pas son truc. Mais Il fait le point.
########################################################################################################################### L’avenir du Luxembourg 19/02/09 Nassogne Nouveau projet de porcherie à Grune : Ecolo dit non
Les projets se suivent à Nassogne. Après le non du ministre Antoine à la porcherie d'Harsin, une enquête publique est en cours, à Grune. Les conseillers communaux Ecolo de Nassogne (Véronique Burnotte et Zeki Karali) viennent d'adresser un courrier au collège des bourgmestre et échevins pour marquer leur opposition à un nouveau projet d'implantation de porcherie, à Grune, cette fois. Une demande de permis unique (classe 2) est en cours, pour la construction et l'exploitation d'une porcherie d'engraissement de 1611 porcs sur caillebotis, rue du Laveu à Grune au nom de M. Grégory Henrotin, ainsi que d'une citerne à lisier de 2235 m3, de 4 silos tour de 12T pour aliments secs, d'une citerne d'eaux pluviales de 20 m3, d'une cabine électrique de 100 kVA, du forage d'un puits et de la constitution d'un remblai de 5413 m3. - la hausse du prix des céréales, «Nous souhaitons que notre commune reste fière d'être l'une des plus vertes, et soit naturellement associée à des productions de grande qualité.» Ecolo Nassogne demande via son site www.nassoqne.ecolo.be à tous les citoyens concernés de s'opposer à ce projet par courrier à la commune de Nassogne avant ce 23 février à 11h30. A. V ########################################################################################################################### L’Avenir du Luxembourg 7/02/09 Fronville : l’'incroyable erreur de l'administration L’arrêté du ministre Antoine confirmant le permis unique de la porcherie de Fronville (Hotton) était entaché d'une incroyable erreur de l'administration.
Incroyable rebondissement dans le dossier de la porcherie de Fronville. Mardi, la commune d'Hotton recevait un arrêté, signé par le ministre de l'Aménagement du Territoire André Antoine, confirmant le permis unique pour une porcherie de 1299 porcs que veut construire la famille Gillet à Fronville. A y regarder de plus près, l'arrêté ministériel présentait une erreur incroyable. Il s'agit en fait d'une erreur due à l'administration. Recours au Conseil d'État Depuis mardi, l'arrêté ministériel a fait l'objet d'un affichage dans la commune. La faute à l'encodage ! Au cabinet d'André Antoine, on devinait l'embarras hier après-midi. Comment allait-il réparer cette incroyable erreur commise par l'administration ? Réponse de Caroline Paternotre, juriste en charge des dossiers d'urbanisme chez le ministre Antoine : «Cette petite erreur malheureuse d'encodage informatique de l'administration ne remet pas en cause l'instruction qui a été faite dans ce dossier. La commune d'Hotton nous a prévenus jeudi après-midi et l'administration a reconnu son erreur dans la foulée. Nous avons dès lors consulté les deux administrations (Aménagement du territoire et Environnement) et on nous a assurés qu'il n'y avait aucun problème Juridique ni technique. Le dossier a en effet été monté en toute objectivité. En aucun cas, le demandeur ne doit pas être pénalisé par cette erreur. Vu qu'il n'y a aucun acte illégal, il n'y aura pas de retrait de permis." «Leur réponse nous a rassurés » Du côté des promoteurs, le couple Gillet-Delbruyère, on est rassuré après être resté une journée dans l'expectative dans l'attente de la réponse du cabinet Antoine. «Leur réponse nous a rassurés, indique Christelle Gillet. Ils vont faire ce que l’on appelle un erratum et l'arrêté prendra effet Ils ont en tout cas bien pris leur temps pour étudier cette réponse. Cette erreur aurait pu être lourde de conséquences pour nous. Vous n'imaginez pas les rumeurs qui ont circulé hier matin, quant à l'échec de notre projet Tout cela alors que notre dossier est bien ficelé. Administrativement, il n'y a aucun problème au niveau de notre permis. Et ça, le ministre Antoine l'a bien compris en nous accordant le permis mardi.» L'agricultrice rappelle également que, dans ce dossier, ils mettent tout en œuvre pour qu'il y ait le moins possible de désagréments pour les riverains. «Nous allons mettre sur pied un tout nouveau système. L'air qui s'échappera du bâtiment sera filtré par un système qui permet de réduire de près de 80 % les odeurs. Nous sommes l'un des premiers projets à prévoir cette innovation en Wallonie. Je le répète, notre but n'est pas d'ennuyer les gens. » J.B.
«C’est un rebondissement de plus. On va étudier toutes les implications juridiques que cela peut entraîner. Nous allons utiliser tous les moyens qui sont encore à notre disposition pour empêcher que ce projet aboutisse. Pour notre part ce dossier a en tout cas été jugé avec légèreté par le ministre. Relisent-ils ce qu'ils signent? Le ministre a-t-il étudié le bon dossier? Nous sommes furieux de voir comment sont traités des dossiers aussi sensibles que celui-là. C'est une erreur assez grossière.» ########################################################################################################################### L’Avenir du Luxembourg 5/02/09 Porcheries, mode d'emploi HESBAYE • Hervé Jamar, bourgmestre de Hannut, Luc Gustin, bourgmestre de Burdinne et Pol Guillaume, bourgmestre de Braives, souhaitent que soient suspendus les dossiers relatifs à l'implantation de porcheries en Région wallonne tant qu'une étude d'incidences à l'échelle régionale et un cadastre de ces exploitations n'ont pas été réalisés. Ces trois communes MR ont été appelées fin de l'année dernière à émettre un avis sur des demandes d'implantation d'exploitations porcines. En examinant les dossiers, les bourgmestres ont constaté qu'il était délicat de décider en la matière. L'autorité compétente pour délivrer ces permis d'exploitation est le collège communal sur avis du fonctionnaire technique de la Région wallonne. Ces bourgmestres hesbignons réclament donc une sorte de mode d'emploi émanant de la Région afin de pouvoir statuer dans ce type de dossiers en toute objectivité. Ils désirent recevoir des normes techniques mais aussi des normes géographiques et démographiques. La Hesbaye reçoit en effet de nombreux dossiers en la matière. La Flandre étant saturée en établissements porcins et épandage de lisiers, de nombreux éleveurs venant de l'autre côté la frontière linguistique déposent des projets de porcheries de type industriel en Hesbaye. ########################################################################################################################### L’Avenir du Luxembourg 4/02/09
Antoine donne son accord à la porcherie de Fronville Le recours Introduit par la famille Gillet auprès du ministre Antoine a abouti : son projet de porcherie a été accepté. • Julien BIL
Nouveau
rebondissement
dans
un
feuilleton
qui
dure
depuis
plusieurs
mois
maintenant.
Hier,
le
recours
que
la
famille
Gillet
a
introduit,
le
21
octobre,
auprès
du
cabinet
du
ministre
Antoine,
a
été
accepté.
Il
faisait
suite
au
refus
de
la
commune
d'accorder
le
permis
unique
pour
un
projet
de
porcherie
de
1299
porcs
à
Fronville. Mobilisation sans précédent
Ce
projet
de
porcherie
à
Fronville,
lancé
en
juillet
dernier,
a
très
rapidement
provoqué
la
colère
des
riverains.
La
raison
principale,
invoquée
pour
justifier
leur
refus
:
le
fait
que
l'exploitation
agricole
n'est
située
qu'à
quelques
dizaines
de
mètres
des
premières
habitations
des
villages
de
Monville
et
Fronville. Quels recours possibles ?
Le
feuilleton
n'est
sans
doute
pas
terminé
pour
autant. «La procédure est terminée» «Ils bafouent la population»
«Je
ne
dirai
pas
que
cette
décision
me
surprend.
En
octobre,
nous
avions
motivé
notre
refus
d'accorder
le
permis
unique
suite
à
l'avis
défavorable
de
la
direction
générale
de
l'Agriculture.
Et
cela,
compte
tenu
des
conditions
que
nous
avions
émises
en
juillet
dernier.
Maintenant,
la
décision
rendue
par
le
ministre
Antoine
démonte
point
par
point
sur
deux
pages
l'avis
défavorable
rendu
par
la
DGA.
C’est
un
arrêt
vraiment
bien
motivé.
«Je suis très déçu, mais pas très étonné. Premièrement, le collège avait donné un accord unanime en juillet en balayant tous les arguments des riverains. Cet avis figure évidemment dans le dossier transmis au ministre. Deuxièmement, le ministre Courard a soutenu a fond ce projet avant de faire volte-face la veille de l'inauguration de la place du Chat. Il a promis, je le cite: "La commune s'engage à dire non même en cas de décision positive de la Région en cas de recours des promoteurs.'' Je me réjouis de voir comment il va tenir cette promesse. Il n'a en tout cas pas mis un veto à ce projet Troisièmement, je ne pratiquerai pas la langue de bois vis-à-vis des ministres cdH. Antoine a qui revenait la décision finale et Lutgen, chargé de l'agriculture. Nous les avons instruits et ils avaient des arguments pour dire non. Nous avons proposé une motion pour une autre agriculture, respectueuse des riverains et de la nature et pour laquelle nous continuerons à nous battre, sans eux. Ils bafouent la population et les élus locaux. »
Pol
LOVINFOSSE
On
voit
rouge
########################################################################################################################### L’Avenir du Luxembourg 25/10/08 ARRONDISSEMENT DE MARCHE-EN-FAMENNE LA ROCHE-EN-ARDENNE Porcherie : Courard casse la vente
La décision
du conseil
communal de
La Roche de
vendre un
terrain à un
fermier de
Cielle pour
l'installation
d'une
porcherie a
été cassée.
C'est par un
courrier
reçu hier
matin que le
bourgmestre
de La
Roche-en-Ardenne,
Jean-Pierre
Dardenne, a
appris la
décision.
Décision
prise par le
ministre
Philippe
Courard.
Elle a trait
à la vente
d'un terrain
à un
agriculteur
de Cielle.
Terrain qui
devait
servir à
l'installation
d'une
porcherie.
La vente est
annulée
purement et
simplement.
Délais longs Et la suite? Le bourgmestre rochois s'attendait à une telle décision depuis quelques jours. «Suite à plusieurs contacts avec l'administration, j'avais été informé que la question du délai entre l'estimation et la décision du conseil posait problème», note le mayeur. Quelle sera la suite du dossier? Sera-t-il à nouveau sur la table du conseil, nouvelle estimation à la clé ? Il est prématuré d'en parler. «Cette question fera l'objet d'une discussion au sein de la majorité», indique Jean-Pierre Dardenne qui rencontrera également l'agriculteur. ########################################################################################################################### L’Avenir du Luxembourg (11/10/08) FRONVILLE
########################################################################################################################### L’Avenir du Luxembourg - 2/10/08
PROVINCE DE Luxembourg Le permis unique de la porcherie est refusé Suite à un avis défavorable de la DGA, le collège communal d'Hotton refuse le permis unique du projet de porcherie de Fronville. • Julien BIL
Le projet de porcherie de Fronville n'est pas encore prêt à
voir le jour!
Le collège
communal d'Hotton
s'est réuni ce
mardi pour
prendre
connaissance
du rapport de
synthèse,
globalement
favorable,
remis par le
Département
des permis et
autorisations
de Namur
(fonctionnaire
technique) et
la Direction
de l'urbanisme
d'Arlon
(fonctionnaire
délégué) sur
le projet de
porcherie de
1299 porcs que
l'agriculteur
Pascal Gillet
comptait
aménager à
l'arrière de
sa propriété
entre les
villages de
Monville et
Fronville.
Parmi ces avis
remis, celui
de la DGA est
défavorable.
Un avis qui
motive la
décision du
collège
communal de
refus le
permis unique
de la
porcherie. Un agriculteur qui dispose dès à présent de vingt jours pour introduire ce recours. • Entente communale : «Quid en cas de recours?»
Du côté de l'opposition, on se réjouit évidemment de ce
refus. « Il
n'empêche, ne
nous voilons
pas la face,
il risque d'y
avoir recours.
Ce dossier est
sans doute
loin d'être
terminé
Lorsque le
promoteur du
projet aura
rectifié ce
qui n'allait
pas, l'avis
favorable
remis par le
collège en
début de
procédure aura
toute son
importance.
Cet avis
favorable du
collège reste
pour moi, une
erreur
magistrale. Il
faut rester
également
prudent car
les avis, tant
du
fonctionnaire
technique que
du
fonctionnaire
délégué, sont
favorables»,
tempère
Jacques
Chaplier, le
porte-parole
de la minorité
Entente
communale. ###########################################################################################################################
Luxembourg
Faits
divers/Société. Des cochons pour inaugurer le kiosque
Fièrement, depuis des années, il orne les cartes postales de la ville. C'est qu'il en est le symbole. Il a résisté à la Deuxième guerre mondiale, aux crues à répétition, mais pas à l'agression du temps, inexorable. Le kiosque de Hotton, acquis par la Fanfare locale en 1921, ce sont des travaux de 4 ans initiés en 1928 sur des plans de l'architecte Faber. C'est aussi une passerelle érigée en 1938 pour le relier à la rue Haute. En 1983, il sera entièrement restauré. Pour subir un nouveau rafraîchissement cette année. Dans le cadre du Plan communal de développement rural, les habitants avaient émis le souhait de voir le kiosque, leur kiosque, reprendre de belles couleurs. Lui qui s'était sérieusement patiné avec les ans. Après avoir passé les quelques nécessaires étapes administratives, le dossier est retenu par la Région Wallonne, qui subsidie le projet à hauteur de 80%. La part communale se limitera à 98.000 euros. Une somme qui en valait sérieusement la peine selon l'échevin Jean-Henri Dewez, tant le chantier est une réussite. Une fierté évidente pour les Hottonnais. Pour inaugurer ce pan du patrimoine wallon, le ministre Benoît Lutgen (cdH) était attendu sur les terres de son collègue Philippe Courard (PS). Dans la journée, il s'est toutefois fait remplacer, au grand dam de plusieurs villageois. Pourquoi? Parce qu'ils étaient venus pour manifester leur courroux vis-à-vis du projet de porcherie industrielle de Fronville et des odeurs dégagées par l'élevage de Monteuville. Pour l'occasion, ils avaient sorti pancartes, banderoles et masques, histoire de marquer le coup en présence du ministre régional de l'agriculture. Ils n'ont pu que s'adresser à son représentant, Vincent Peremans. Par cette manifestation, cette présence, les opposants, soutenus par l'ASBL Arduina Nostra, ont rappelé à leur manière qu'ils étaient toujours dans la course. Qu'ils espéraient peser dans la balance dans le débat et faire comprendre au Collège qu'il devait prendre ses responsabilités. • CH.TH. ########################################################################################################################### L’Avenir du Luxembourg (13/09/08) HOTTON
«Non aux cochons»
Les opposants au
projet de
porcherie à
Fronville ont
profité de
l'inauguration du
kiosque rénové,
dans le cadre du
PCDR, pour
manifester leur
grogne. Comme ils
l'avaient déjà
fait, lundi, lors
de la dernière
séance du conseil,
plusieurs d'entre
eux ont enfilé le
masque de la bête
qu'ils ne veulent
pas voir sur leur
territoire. «Non
au lisier» ou «Non
aux cochons»
pouvait-on lire
aussi sur les
banderoles
déployées sur le
pont. ########################################################################################################################### L’Avenir du Luxembourg (11/09/08) PROVINCE DE LUXEMBOURG LA ROCHE-EN-ARDENNE Une porcherie à Vecmont
Guy Poncin est un
agriculteur
partagé entre le
doute et la
confiance. Un
projet de
porcherie est
toujours bien
présent dans son
esprit. Après
avoir abandonné
l'idée d'en
construire une à
Halleux (La
Roche-en-Ardenne),
il s'était
redirigé vers
d'autres
localisations. Il
y a une quinzaine
de jours, il
décidait de jeter
le gant. «J'avais
prévenu le
bourgmestre que
j'abandonnais mes
projets de
porcherie»,
note Guy Poncin.
Les causes : des
coûts trop élevés,
notamment pour le
raccordement à
l'eau. Mais Guy
n'est pas l'homme
à se laisser
aller. L'idée le
titille. Il a
trouvé des
collaborateurs.
«Nous nous sommes
associés à
plusieurs
personnes pour
lancer un nouveau
projet»,
dit-il. L'identité
de ses personnes?
Secret d'état :
«Je ne dis rien
pour l'instant»,
répond-t-il
laconiquement. Le
projet est là
aussi fort
onéreux. Mais
changement par
rapport aux idées
initiales :
«Nous allons
travailler dans
les naissances.
Une fois que les
porcelets auront
atteint 20 kilos,
ils partiront»,
explique notre
interlocuteur.
Interlocuteur qui
souligne une
conséquence
directe : «Cela
produira dix fois
moins de lisier
que ce qui était
prévu dans la
première
porcherie». • J.-M.B. ########################################################################################################################### L’Avenir du Luxembourg – 9/08/08
La Saint Vincent du lisier Le parcours d'Albert et Stéphane Gillet en vue d'obtenir l'autorisation de construire une citerne à lisier est semé d'embûches. Et pas un peu ! • Pierre SAUTÉ
Ils ont troqué leur bâton de cultivateur contre celui de
pèlerin. En France,
on parle de
Saint-Vincent
tournante, en Gaume
de Saint-Vincent du
lisier. Exploitants
d'une ferme à
Saint-Vincent (Tintigny),
ils vivent des
moments d'intense
contrariété. C'est
la saga du lisier. La Commune se justifie Afin que tout soit bien clair, le bourgmestre Benoît Piedbœuf et son collège communal rédigent un toutes boîtes à l'attention des habitants de Saint-Vincent : « La législation sur les exploitations agricoles fait obligation aux exploitants de stocker leurs effluents dans des citernes répondant à des normes précises. Le respect de ces normes est une condition du permis d'exploiter et de l'octroi des primes agricoles. La ferme des Vieux Sarts doit donc respecter la loi. » Le respect des normes : la condition du permis d'exploiter et de l'octroi des primes.
Le collège rappeIle
aussi que la
capacité prévue dans
la nouvelle
installation est
bien supérieure aux
besoins actuels,
mais permet de faire
face aux éventuels
besoins futurs
notamment dans le
cadre de
l'encouragement de
la réduction de
l'utilisation
d'engrais chimiques.
Pour le collège, «
la suggestion
d'installer cette
citerne à côte de la
ferme ne pouvait
être envisagée parce
que le captage, qui
alimente la
quasi-totalité de la
commune, aurait
couru un risque en
cas de fuite». Quatrième solution : un terrain situé en zone agricole, appartenant à MM. Gillet, «situé hors zone de captage et hors zone périlleuse en terme de protection Natura 2000». « Apparemment, un seul terrain présentait toutes ces caractéristiques, celui sis à la sortie de la rue de l'Enfer à Saint-Vincent, ce terrain est situé à plus de 100 mètres des habitations, en face de la ferme de M. Verton, tout récemment installée, termine le collège. Nous sommes en zone agricole, face a un investissement agricole réalisé par un agriculteur à proximité d'une zone d'habitat à caractère rural, et, dans ce cadre très précis, aucune enquête publique n'est obligatoire.» Les riverains manifestent
II a fallu attendre les premiers coups de pelleteuse pour
connaître les
intentions des
riverains qui se
sont manifestés par
une pétition qui a
réuni 20 dossiers
représentant 50
personnes et qui
concerne les
habitants de la rue
des Rappes à
Saint-Vincent et des
rues de Villemont et
du 3e RIC à
Bellefontaine.
########################################################################################################################### L’Avenir du Luxembourg – 9/08/08 Poulailler et porcherie : non aux recours
On s'en souvient, les projets de porcherie et de poulailler,
sur Tenneville,
avaient été refusés.
Des recours ont
ensuite été
introduits par les
promoteurs. Le
ministre wallon a
confirmé les
décisions de la
commune en répétant
son «non». Les deux
projets sont donc
renvoyés aux
oubliettes. Reste
une seule et
dernière possibilité
maintenant pour les
promoteurs, c'est le
recours au Conseil
d'État, mais pour
vice de forme
uniquement «J'ai
demandé à Idélux
Assainissement et au
CER à Marloie
d'étudier le projet
de biométhanisation.
Pour la gestion des
effluents d'élevage, explique Marc
Gauthier.
Les réflexions sont
en cours. Car si
l'on dit non à leurs
projets, il s'agit
d'agir de l'autre
côté pour tenter de
trouver des
solutions, pour
réduire les
nuisances. Le but
n'est pas, en effet,
de contrarier notre
développement
agricole». ########################################################################################################################### L’Avenir du Luxembourg – août 2008 L'INFO Crise autour du porcelet
PRIX • Crise dans les porcheries belges (essentiellement flamandes). En cause ? D'abord le prix très bas des porcelets. Depuis début 2007, ce prix n'a cessé de baisser, pour se situer 40 % sous le niveau de juin 2006. Autre raison de la crise : les animaux restent également plus longtemps dans l'élevage (stagnation des ventes), ce qui coûte cher aux éleveurs en nourriture. Dont le coût a augmenté de 30 % en moyenne au cours des quatre derniers mois, en raison de la hausse du prix du blé. Afin de permettre un redressement du prix de la viande, le Boerenbond plaide pour l'enlèvement des porcelets et des cochons de lait du marché. La remise en place de restitutions à l'exportation pourrait également permettre de stimuler la vente de porcelets. Enfin, pour diminuer le prix des matières premières, le Boerenbond souhaite plus de souplesse dans l'importation de maïs bon marché en provenance d'Amérique du Nord. Les contrôles sur le maïs génétiquement modifié seraient en effet tellement stricts que toute importation est pratiquement impossible. ########################################################################################################################### L’Avenir du Luxembourg 26/07/08 ARRONDISSEMENT DE MARCHE HOTTON Fronville Porcherie : un oui sous conditions du collège
Le collège communal d’Hotton a émis hier un avis positif, mais sous strictes
conditions. Du côté
des riverains, on est
mitigé.
Le collège communal
hottonnais a émis hier
à l'unanimité un avis
favorable quant au
projet d’implantation
de porcherie
d’engraissement sur
caillebotis. |