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########################################################################################################################### Roumanie: 20.000 porcs seront abattus en raison de la peste porcine (05 aout 2007 - AGRIPress World) (AFP) -- Environ 20.000 porcs provenant d'un élevage du département de Timis (ouest de la Roumanie), appartenant à la compagnie américaine Smithfield, seront abattus après la découverte d'un foyer de peste porcine classique, ont annoncé dimanche les autorités sanitaires vétérinaires. "Un cordon sanitaire a été mis en place autour des 24 autres élevages de Smithfield dans la région afin de déterminer l'origine de la maladie et d'en empêcher la propagation", a indiqué Ioan Jeleriu, responsable de la direction sanitaire vétérinaire locale. La Roumanie avait entamé fin 2006 une vaste campagne de vaccination contre la peste porcine, conformément aux demandes de Bruxelles. Le programme, d'un coût total de 45,3 millions d'euros, devrait aboutir à la vaccination de 4 millions de porcs d'élevage sur une période de quatre ans. Après avoir recensé pas moins de 716 foyers de cette maladie en 2006, les autorités avaient annoncé qu'elles en étaient venues à bout en juin. La Commission européenne avait appelé à l'éradication de ce virus, présent aussi en Bulgarie, dans son rapport sur les deux pays rendu en octobre dernier.
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########################################################################################################################### Porcherie industrielle de Plouvorn : Eau & Rivières demande l’arbitrage du Ministre Communiqué : En choisissant Perros Guirec pour son déplacement en Bretagne, le Ministre de l’Ecologie a choisi d’éviter les marées vertes, causées par les nitrates, qui empoisonnent chaque été le littoral breton. Reçus par Serge LEPELTIER, JF PIQUOT porte-parole d’Eau & Rivières, et G Huet délégué général, ont fait part au Ministre de leurs vives inquiétudes face aux divers reculs de la politique de l’eau :
Eau & Rivières a rappelé au ministre que seule, la cohérence des politiques agricoles et environnementales, permettrait de restaurer la qualité des eaux bretonnes, de préserver les chances de développement économique de la région, et de rétablir son image de marque. Ces différents reculs renforcent le risque d’une condamnation de la France par la Cour Européenne de Justice à cause des piètres résultats de la lutte contre la pollution des eaux en Bretagne L’association a également demandé au Ministre, d’arbitrer rapidement sur le projet de régularisation d’une importante porcherie industrielle de PLOUVORN (Finistère). En situation illégale depuis 10 ans, déjà condamné à deux reprises par les tribunaux et convoqué une nouvelle fois en septembre devant le tribunal correctionnel de Morlaix, cet élevage souhaite doubler sa production (15 000 places) en zone d’excédent structurel ! Les excédents de phosphore et potasse sur le plan d’épandage, l’incompatibilité avec la réglementation en vigueur, le caractère profondément immoral de ce qui serait une « prime à la fraude » doivent conduire le Ministre à rejeter cette demande. Le 29 juillet 2003 Contact : Jean-François PIQUOT : 02 99 06 74 39 Gilles HUET : 06 80 25 21 90
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Marie Smets
27 septembre 2006 Déjà perceptible auparavant, cette odeur était pourtant loin d’être aussi nauséabonde. Mais pourquoi donc ? C’est assez simple quand on y pense... Nous vivons à la campagne ! Les champs entourant les villages sont heureusement encore nombreux. Et les parfums émanant des exploitations agricoles ont toujours existé. C’est aussi ce qui fait le charme du monde rural. Mais cette fois, contrairement à d’autres jours où l’odeur n’était pas à ce point perceptible, la chaleur et le faible vent frais ont accentué la propagation des effluves, engendrant une irritation chez certains habitants. Car depuis un certain temps déjà, des épandages de lisiers se succèdent sur les champs. Cette augmentation importante des épandages est plus que probablement due à une augmentation tout aussi importante du nombre d’animaux. Or un projet controversé de procherie industrielle a provoqué il n’y a pas si longtemps une vive polémique.
Beaucoup
d’objections ont été soulevées par les opposants au projet. Parmi celles-ci,
retenons : Malgré ces réserves, communiquées par de très nombreux habitants lors de l’enquête publique, le permis d’urbanisme a été accordé par le Collège, avec notamment un soutien appuyé de Madame la Bourgmestre, laquelle est intervenue sur les ondes de TV-Com en faveur du projet. Fin 2003, un hangar voit le jour le long du vieux chemin de Louvain. Et bien que des procédures de recours soient toujours en cours d’examen, la porcherie industrielle est bien là aujourd’hui. Et sa réalité incommode et incommodera encore les habitants. Et pas seulement ceux de Bossut, mais aussi ceux des autres villages. Ceux où les déchets provenant de cette exploitation industrielle en complète rupture avec l’agriculture et l’élevage traditionnels seront évacués. Ecolo reste farouchement opposé à cette industrialisation du monde paysan. Ecolo s’oppose à la politique agricole lorsqu’elle force les agriculteurs à devoir adopter ce type d’exploitation pour survivre, pour pouvoir continuer à travailler dans nos villages et ne pas devoir se tourner vers d’autres horizons. Avec ce constat, force est de constater que le monde agricole vit des heures bien sombres, et avec lui, c ‘est l’ensemble du monde rural qui est secoué. Car les agriculteurs deviennent aujourd’hui des machines à produire, sans plus aucune prise en considération de la qualité de leur travail, du respect d’un savoir-faire ancestral transmis de père en fils et qui fit autrefois la fierté de nos villages... Ecolo défend une agriculture à visage humain, où le monde paysan est reconnu à sa juste valeur, où les agriculteurs sont considérés comme de véritables artisans, comme des professionnels du monde rural et non comme des machines. Une agriculture où ces artisans peuvent rester fiers de la qualité de leur production. Une agriculture où le bien-être animal est aussi une valeur de référence. Une agriculture de qualité valorisée à son juste prix auprès des consommateurs, avec des agriculteurs qui puissent jouir de revenus décents grace aux produits de leur exploitation. Avec des agriculteurs qui ne soient pas astreints à prester continuellement des journées de travail comparables à celles qu’a connu le monde ouvrier au 19ème siècle. Avec des agriculteurs épargnés par le spectre des épidémies, peste porcine, grippe aviaire, encéphalie spongiforme bovine (maladie de la vache folle), dont la propagation est facilitée par la concentration élevée d’animaux dans des espaces réduits, ruinant exploitations, carrières, vies. Bref, une agriculture qui ne sacrifie pas son précieux savoir-faire sur l’autel de la productivité, du rendement, de l’argent à court terme, sans souci des conséquences à plus long terme. Mais où est passé le bon goût du cochon d’antan, la saveur juteuse de la côtelette de jadis ? Mais où sont passés les parfums d’été d’autrefois ? Nous souhaitons retisser des liens entre l’agriculture et la population qui soient autres que "jardiniers de nos paysages". Encourager les circuits courts, la transformation locale, la consommation locale.
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########################################################################################################################### Pour information :Quelques principes relatifs à la perception d’une odeur : Toute odeur agréable devient désagréable à de très fortes concentrations. La tolérance vis à vis des odeurs varie fortement selon les personnes. L’acceptabilité de l’odeur dépend largement du contexte dans lequel elle est perçue. Les aversions pour les odeurs sont plus persistantes que les préférences. L’amplification psychologique de la gêne peut la rendre insupportable. L’origine des odeurs : La source principale des odeurs qui suscitent les plaintes des riverains est l’effluent [Guingand, 1998]. L’effluent épandu sur les terres peut, selon la technique d’épandage utilisée, provoquer une gêne jusque trois jours après l’épandage. Les gaz produits par les effluents sont libérés naturellement. D’une manière générale pour tous les gaz, les émissions sont favorisées par une concentration élevée dans l’effluent (la présence d’une grande quantité de soufre peut conduire à de fortes émissions de H2S (sulfure d’hydrogène), gaz très malodorant.). Au delà de la gêne olfactive, certains gaz émis par les porcheries et les poulaillers ont des impacts sur l’environnement. Pour éviter la gêne, le moyen le moins coûteux est de choisir judicieusement le jour et le moment de l’épandage, si les conditions météorologiques le permettent. Sur les terres de culture, un labour après épandage permet de limiter la surface de contact air-effluent et de réduire les odeurs. Différents systèmes de traitement ont été développés notamment en France où les zones déclarées en excédent structurel suite à la transposition de la Directive « nitrate » sont dans l’obligation de traiter leurs effluents. En Région wallonne, la biométhanisation existe. Elle permet la réduction des odeurs tout en produisant du gaz qui peut être valorisé en électricité et en chaleur. Le compostage du fumier, l’aération du lisier sont également des pistes intéressantes mais il faut garder à l’esprit que le traitement des effluents n’est pas nécessaire à l’échelle de la Région wallonne et que les solutions simples et peu coûteuses doivent être privilégiées pour résoudre les conflits de voisinage des éleveurs wallons de porcs et de volailles. Un dialogue constructif et basé sur des éléments concrets entre exploitants et riverains est souhaitable pour résoudre durablement les éventuels conflits. La capacité
d’épandage en Région wallonne est la suivante : Cette capacité d’épandage fait référence à une directive édictée par l’Europe en 1992 : la Directive Nitrate, transposée en Région wallonne le 10 octobre 2002 dans l’Arrêté du Gouvernement wallon relatif à la gestion durable de l’azote en agriculture (Moniteur belge du 29 novembre 2002), communément appelé PGDA pour Programme de Gestion Durable de l’Azote en agriculture. Références :4ème Journée
Productions porcines et avicoles, « ELEVAGES DE PORCS ET VOLAILLES : VERS UNE
COHABITATION HARMONIEUSE ENTRE PRODUCTEURS ET RIVERAINS », Mercredi 20 octobre
2004, Gembloux, Organisé conjointement par :
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########################################################################################################################### LE LOGEMENT DU PORC (LE SILLON BELGE 16 MARS 2007 p19) L'exemple qui vient de Suisse Case de mise bas.
Le bien-être des animaux préoccupe les éleveurs, les
consommateurs, les autorités publiques et les divers opérateurs économiques de
la chaîne alimentaire. Le débat sur le mode de logement et de transport des
animaux n'est plus réservé aux seuls organismes de protection des animaux et
au monde agricole. Une législation se met en place et les normes minimales
deviennent sévères. La Commission européenne est particulièrement active dans
ce domaine. Et en Suisse? Législation sévère en Suisse Les 29 et 30 janvier derniers, J. Wavreille, du CRA-W, B. Rixen et V. Servais de la Filière Porcine Wallonne (FPW asbl) et G. Thiry du Centre d'Economie Rurale (CER Groupe) se sont rendus en Suisse alémanique pour découvrir les solutions techniques proposées par une entreprise suisse, Krieger S.A., pour répondre aux attentes des consommateurs et des éleveurs en matière de bien-être des porcs. Installée près de Luzern, Krieger occupe une centaine de personnes; elle est le n° 1 dans les domaines des étables et des porcheries répondant aux normes suisses en matière de bien-être animal. Une législation contraignante en matière de protection des animaux appelée AQ Viande Suisse (Assurance Qualité), datant de 1998, rassemble le standard de la production porcine. Exemple : les truies gestantes doivent être détenues en groupe dès le dixième jour après l'insémination contre 4 semaines dans l'UE; les truies allaitantes doivent pouvoir se retourner dans leur loge (ce n'est pas le cas chez nous). Au-delà de la
législation Niches pour porcelets.
Question économique La taille moyenne d'une exploitation porcine suisse est de 30 à 35 truies en circuit fermé. Les nouvelles exploitations tournent plutôt autour de 70 truies. Le maximum d'animaux autorisés est de 250 truies ou 1.500 porcs à l'engraissement. Pour les productions de qualité supérieure, il faut compter environ 950 euros par place de porc à l'engraissement, 6.800 euros par place de truie, et plus de 300 euros par place en post-sevrage (coût du stockage des effluents non inclus). Le prix moyen de vente des porcs de qualité standard a été de 2,30 euros par kg de carcasse. C'est «un mauvais prix», dit M. Fleischlin. Les filières de qualité supérieure prévoient une plus-value de 0,20 euro par kg de carcasse, mais cette différence diminue d'année en année, vu la saturation du marché. Depuis 1998, de nombreux éleveurs ont investi dans les productions de qualité supérieure pour répondre à la demande de Migros et Coop, les deux principales chaînes de distribution du pays. Aujourd'hui, ces produits de viande proposés au consommateur, et uniquement destinés au marché interne, représentent plus de 50% des quantités totales de viande de porc vendues dans leurs rayons. Le nombre d'éleveurs inscrits dans ces filières a atteint un plafond en 2004. Krieger Dans son showroom de 1.400 m2, Krieger AG présente ses produits : logements des animaux, évacuations du fumier, abreuvoirs; affouragement informatisé, etc. Des agriculteurs, des conseillers, des étudiants et professeurs d'école d'agriculture visitent souvent cette exposition permanente. La conception des bâtiments se base sur le comportement naturel des animaux. Par exemple, à la mise bas, un gradient de température élevé entre le local (18-22°C) et le nid des porcelets (36°C) permet de réduire très fortement la mortalité par écrasement et de sevrer plus de 22 porcelets par truie et par an. Les porcelets en post-sevrage.
Lors de la visite d'un élevage en circuit fermé de 70
truies, une niche à porcelets en post-sevrage a retenu l'attention. Dans des
loges étroites et profondes, 30 porcelets sont logés sur litière de paille.
Caillebotis à l'avant et à l'arrière de la loge. Les effluents sont évacués par
curage mécanique ou par chasse d'eau. Les porcelets sont nourris en soupe et
peuvent se blottir dans un nid chauffé par le sol, fermé à l'aide d'un couvercle
et latéralement par des bandes de plastique translucide. En octobre 2006, le Parlement européen a adopté, à une très large majorité, un rapport d'initiative de sa commission «agriculture» globalement favorable au «Plan d'action» communautaire comportant, entre autres, le renforcement des normes minimales relatives au bien-être des animaux d'élevage. La Suisse peut être considérée comme une île au sein de l'Europe, tant par sa production porcine à coût élevé destinée au marché interne, que par les exigences des consommateurs en matière de bien-être animal. Dans ce contexte, les équipements et technologies rencontrées en Suisse paraissent difficilement transposables dans notre région sans une adaptation profonde relative à la viabilité économique de nos élevages. Néanmoins, les techniques «hybrides» alliant les aires de couchage paillées d'une part et les surfaces caillebotis de l'autre méritent une attention particulière. Cette technique n'a pas pour objectif de résoudre la problématique des lisiers mais bien d'augmenter la qualité du bien-être des animaux tout en intégrant une gestion et un stockage pour les effluents à l'extérieur des infrastructures d'hébergement. D'après un texte de J.Wavreille, (CRA-W); B. Rixen etV. Servais, (FPW asbl); G. Thiry (CER)
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